Pression anti-citoyenne

Lundi dernier, j’ai assisté à un séminaire économique à Milan en Italie. Et à l’occasion d’un dîner, j’ai eu un tête-à-tête très intéressant avec certains participants. L’un d’entre eux a notamment illustré très simplement pourquoi les groupes d‘intérêt réussissent le plus souvent à remplir leurs objectifs, et ce souvent au détriment de l’intérêt général. Et je dois dire que je partageais absolument son point de vue sur cette question. Ces groupes d’influence sont selon moi désastreux, et notre société ne pourra aller bien tant qu’il leur sera permis de sévir. Ils se distinguent en effet par le fait qu’ils représentent eux-mêmes et non pas toute la société. Pendant leurs tractations avec l’Etat pour obtenir telle subvention ou telle taxe sur la concurrence, ils garantissent donc les intérêts qui sont les leurs, même si c’est aux dépens de ceux de l’ensemble de la société. Et ce problème est loin d’être négligeable, car ils pèsent souvent de manière abusive sur les initiatives de l’Etat. Les groupes de pression sont en effet bien mieux organisés et leurs intérêts sont de fait bien mieux représentés que ceux du reste de la société. Ils réussissent davantage à imposer leurs demandes particulières, et ce même si celles-ci sont contraires à l’intérêt de tous. Et le problème est de taille au vu du nombre de ces groupes. Les lobbies sont en effet très variés, et cela va du syndicat des avocats à celui des conducteurs de train. Chacun de ces groupes, lorsqu’il a quelque chose à gagner lors d’un projet politique, n’hésite jamais à interpeller les médias pour ce faire entendre. Alors que dans le même temps, un groupe moins organisé dont chaque membre a individuellement peu à gagner ou à perdre suite à cette même mesure obtiendra bien moins d’attention de la part des médias. Or, ce groupe moins organisé, c’est le peuple lui-même : le citoyen se rassemble bien moins souvent et moins facilement pour se faire entendre et imposer ses vues. Tout ça fait qu’au final, chaque groupe d’intérêt parvient assez aisément à obtenir des avantages, avantages qui plus est financés… par le citoyen contribuable. Ce séminaire m’a en tout cas enchanté, notamment pour son organisation très pro. Voilà le site de l’agence qui l’a goupillé, si vous voulez en savoir plus. Allez sur le site de l’organisateur : http://www.seminaireitalie.com

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La poupée terroriste

L’utilisation d’outils ludiques pour «éduquer» les petits Palestiniens à la violence et à la haine contre les juifs n’est pas nouvelle. Le Guardian se fait l’écho d’une découverte déplaisante faite par les douanes israéliennes mercredi 9 décembre dans le port d’Haïfa, dans le nord du pays. Dans deux containers, cachées derrière d’autres articles, gisaient 4.000 poupées à l’effigie de lanceurs de pierres palestiniens. Ces miniatures étaient toutes revêtues uniformément du même keffieh noir et blanc emblématique et portaient près du cou une de ces deux inscriptions en arabe: «Jérusalem est à nous!» ou «Jérusalem, nous voilà!». Et, dans un poing levé vers le ciel, une forme gris sombre ressemblant fortement à une pierre. La ministre déléguée aux Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, connue pour ses opinions très dures sur la question palestinienne, a déclaré que cette marchandise était destinée aux territoires de l’Autorité palestinienne, ou État de Palestine (bien que, comme le rappelle le journal britannique, il n’existe pour le moment aucune certitude sur les destinataires), où elles devaient être utilisées pour «empoisonner» le cerveau des jeunes Palestiniens. La femme politique a l’intention d’en envoyer des exemplaires dans les délégations diplomatiques israéliennes «afin de montrer aux pays versant des fonds à l’Autorité palestinienne qu’à moins d’un changement spectaculaire dans le système éducatif palestinien aucun dialogue avec [leurs] voisins ne [leur] semblera possible.» Selon une experte interrogée par le site The Daily Beast à la suite de cette affaire, ces poupées à l’image de lanceurs de pierres sont une étrangeté dans le régime palestinien. Mia Bloom enseigne à l’université de Georgie et a co-écrit un livre à paraître: Small arms: children and terrorism (en français, Les petites armes: les enfants et le terrorisme). Elle a cependant observé que, plus généralement, l’utilisation d’outils ludiques pour «éduquer» les petits Palestiniens à la violence et à la haine contre les juifs n’est pas nouvelle. Ainsi, la chaîna Al-Aqsa, réputée proche du Hamas, a popularisé un personnage aux airs de Mickey, Farfour. On peut le voir apprendre de son grand-père qu’il est «l’ange gardien» du territoire de Palestine face aux Israéliens et à la mort de celui-ci déplorer: «Je ne sais pas comment libérer ce pays de la souillure des juifs criminels et voleurs!» Une façon, explique la spécialiste, de déshumaniser au plus tôt la population hébreu auprès du peuple arabe et de banaliser les actions violentes.

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Après la déroute électorale, la déroute financière

Débandade électorale, débandade financière. Après avoir connu des scores faibles lors des élections régionales de décembre, le Parti communiste, Europe Ecologie-Les Verts et le Parti de gauche ont confié mercredi subir une baisse importante dans le nombre de leurs élus et donc une baisse de leur revenus. Pour le Parti communiste, le nombre d’élus régionaux est passé de 100 en 2010 à 29; chez les écologistes, de 265 à 66. Plusieurs de leurs listes n’ont pas atteint la barre des 5% des suffrages au premier tour, synonymes de remboursement des frais de campagne. « Il va falloir baisser les dépenses et adapter notre niveau de vie », a souligné David Cormand, numéro 2 d’EELV, dont le parti est endetté à hauteur d’1,5 million.. Il a rappelé que le siège du parti dans le Xe arrondissement de Paris, surnommé La Chocolaterie, était en vente pour 3,5 millions d’euros. De plus, le parti dirigé par Emmanuelle Cosse va perdre l’argent que leur transmettait chaque mois les conseilleurs régionaux. Traditionnellement, ces élus versaient entre 150 et 250 euros pas mois au parti. Concernant le Parti de gauche est passé de 15 à 7 élus et d’un ancrage dans une quinzaine de régions (ancien découpage) à une présence dans trois seulement, Rhône-Alpes-Auvergne, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et Ile-de-France. Ça ne met pas le parti en difficulté car nous avions accepté de ne prendre aucune tête de liste et la règle veut que ce soit la tête de liste qui emprunte pour la campagne avec la garantie de son parti »précise Eric Coquerel.

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Dogfight à Saint-Estèphe

Le mois dernier, en bouinant sur internet, j’ai découvert qu’on pouvait réaliser une expérience incroyable : vivre un véritable dogfight, et ce sans même avoir son PPL ! La tentation était trop grande, surtout pour quelqu’un qui a passé des heures sur Dogfight 1942. Je n’ai pas résisté. Et c’est ainsi que, la semaine dernière, j’ai embarqué pour un véritable combat aérien dans le ciel de Saint-Estèphe. Et vous savez quoi ? Je n’ai pas eu à le regretter : c’était tout simplement grandiose ! Difficile de dépeindre une journée comme celle-là, mais je vais quand même essayer. Le matin, j’ai commencé par découvrir les bases du pilotage. Comme mon expérience dans le domaine se résumait au jeu vidéo, j’avais beaucoup à apprendre, mais heureusement, mon instructeur était clair dans ses explications. En début d’après-midi, enfin, le moment est venu de passer à l’action. Un peu nerveux, j’ai grimpé à bord du biplan et nous avons décollé. Alors, concrètement, comment ça se passe ? Imaginez-vous un laser game géant à bord d’un appareil que vous dirigez vous-mêmes, tandis qu’un autre client commande l’appareil adverse. Votre instructeur, qui se trouve être un ancien pilote de chasse de l’armée de l’air qui a participé à des combats aériens en conditions réelles, est à l’arrière. Il procède au décollage puis vous laisse graduellement aux commandes. Vous apprenez ainsi à vous déplacer, mais également à prendre en chasse l’appareil ennemi pour lui tirer dessus dès que vous l’avez dans le viseur. Et lorsque vous mettez dans le mille après plusieurs minutes de chasse et de tirs manqués, l’appareil abattu déclenche des fumigènes et laisse échapper une traînée de fumée ! C’est tellement saisissant qu’on en oublie rapidement qu’il ne s’agit que d’un jeu ! C’est la seule expérience de ce type en Europe, d’après ce que m’a dit mon co-pilote. Si vous habitez du côté de St-Estèphe, je vous le dis : c’est une expérience à faire absolument, à vivre au moins une fois dans sa vie ! Je vous mets un lien vers le site où j’ai déniché toutes les infos, si le coeur vous en dit ! Mais mieux vaut qu’il soit bien accroché ! Pour plus d’informations, allez sur le site qui propose cette expérience de combat aérien.

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Pouvons-nous être ce que nous devons?

Nous le pouvons, répondront-ils, si nous comprenons et désirons le meilleur.—Et si nous ne le comprenons pas ou ne le désirons pas?—Alors nous ne le ferons pas; mais il en est de même dans l’hypothèse de la liberté: point de détermination libre au bien universel sans la pensée et le désir de ce bien.—Ce sont là seulement deux des conditions, mais qui ne suffisent pas, qui n’expliquent pas tout, qui peut-être même sont des effets et non des causes.—Pour nous, elles sont les seules causes, voilà la différence.—Cette différence est grave; nous considérons, nous, l’intelligence et le désir comme n’étant pas le moi, mais une action du dehors sur le moi; dès lors une chose qui dépend de notre intelligence et de notre désir ne dépend pas du moi: elle peut encore se réaliser, elle peut être, mais ce n’est pas nous qui pouvons la réaliser; de même, elle doit être, mais ce n’est pas nous qui devons la faire.—C’est que, sous la pensée et le désir, vous supposez toujours un troisième personnage, le moi libre, qui est en question. Pour nous, le moi étant le désir même, qui enveloppe la pensée, ce qui dépend du désir dépend du moi.—Mais le désir lui-même, conséquemment le moi, dépend de conditions extérieures, qui à leur tour dépendent d’autres conditions, et ainsi de suite. Dire que nos actions dépendent de nos désirs, c’est dire qu’elles dépendent, en fait, non de notre indépendance, mais de notre dépendance même. Donc, quelque belle que puisse encore être la morale dans votre hypothèse déterministe, les conditions de son accomplissement ne sauraient être en nous que si elles y ont été mises du dehors. A vous de les mettre en moi, en persuadant ma raison et en touchant mon cœur; à un autre de les mettre en vous. Nous nous renverrons ainsi la tâche les uns aux autres, et avec la tâche le devoir; notre activité pratique sera, sinon détruite, du moins diminuée. Telle est donc la difficulté à laquelle semble aboutir actuellement le problème: le suprême idéal de la société universelle, qui offrirait chez l’individu, outre son caractère intelligible et désirable, un caractère d’indépendance et de spontanéité seul vraiment moral, devrait être réalisé à la fois en nous et par nous, en vue de tous; mais, dans l’hypothèse nécessitaire, il semble que cette réalisation peut avoir lieu en nous, non définitivement par nous; elle peut être produite par une action des hommes ou des choses sur notre intelligence et notre désir, non par une action dont il y aurait en nous-mêmes quelque cause initiale et indépendante. D’accord sur la fin suprême de la morale et de la sociologie, et aussi sur les moyens intermédiaires, les deux systèmes semblent enfin se séparer sur la puissance initiale, qui dans un cas nous est supposée propre et dans l’autre étrangère. Ils admettent en commun tout ce qui, dans la science morale et dans la pratique morale, n’est pas la moralité même en son principe; car la moralité essentielle, en son idéal, ne serait pas seulement connaissance reçue et bonheur reçu par nécessité: elle serait don libre de soi à tous.

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Kiev est en défaut de paiement

Le parlement municipal de Kiev a voté jeudi la suspension de tous les paiements visant à rembourser la dette extérieure de la ville. Les députés du conseil municipal de Kiev ont décrété un moratoire sur le remboursement des dettes extérieures contractées par la ville, a annoncé le magazine en ligne ukrainien Korrespondent.net. Conformément à la décision des députés, les paiements seront suspendus à partir du 6 novembre. Les dettes de la ville s’élèvent à 18 milliards de hryvnias (plus de 740 millions d’euros). Selon le président de la commission budgétaire du parlement municipal, Andreï Strannikov, la mairie de Kiev n’a pas réussi à s’entendre avec ses créanciers sur la restructuration des emprunts. M. Strannikov a également fait savoir que Kiev se préparait à la baisse des températures et que les fonds provenant du budget devaient servir en premier lieu à fournir du chauffage aux foyers, à réparer les halls des immeubles d’habitation et à subvenir à d’autres besoins municipaux. Le maire de Kiev, Vitali Klitchko, a pour sa part confirmé que la ville cessait de rembourser sa dette extérieure, rapporte le site d’information Segodnya.ua. Il a également souligné que les autorités municipales actuelles avaient hérité de la majeure partie de cette dette. D’après M. Klitchko, cet « héritage » se monte à 12,5 milliards de hryvnias (environ 516 millions d’euros). Le 25 septembre, l’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé la note souveraine de l’Ukraine à SD, ce qui indique un défaut de paiement sélectif.

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Meeting de Rabat sur la pauvreté et la liberté

Le libre marché a toujours été le mouton noir des gouvernants, et les intellectuels autoproclamés, tels un troupeau de moutons, se bousculent dès lors qu’il s’agit de le critiquer : à les en croire, le libre marché défavoriserait en effet les foyers les plus modestes. Cet argument fournit apparemment une justification humaniste à leur antipathie viscérale pour le libre marché. « Voyez, nous désavouons le libre marché parce qu’il lèse la faible populace. Pauvre gueux… » Pour eux, les pays défavorisés seraient ainsi affaiblis par la brutalité du libre marché. Cette conviction est d’après moi une profonde bêtise, et durant un meeting à Rabat auquel j’ai récemment participé, un participant a pris soin d’analyser en détail cette curieuse conviction. Dans les faits, cette justification va totalement à l’encontre de la réalité. Les individus des pays pauvres souffrent surtout du manque de libre marché. La preuve : les plus pauvres résident traditionnellement là où ils ne sont pas autorisés à vivre comme ils le veulent. Contrarier le libre marché conduit en toute logique à contrarier la liberté. Le libre marché est par conséquent réprimé dans des dictatures telles que l’ex-Allemagne de l’Est. Un pouvoir qui se défie de son peuple au point de lui refuser la possibilité de s’exprimer dans les urnes ne consentira assurément pas à ce que ce même peuple ait la liberté de réaliser ses choix dans le cadre du libre marché ! Pendant ce meeting à Rabat, l’intervenant a même poussé plus loin sa diatribe, en montrant à quel point le libre marché est vital pour les populations les plus démunies. Cela leur donne en effet l’occasion de proposer leurs produits à un public bien plus étendu, et leur permet, en tant que clients, d’avoir un meilleur accès aux biens et services. Par l’intermédiaire du libre marché, les populations démunies du monde réservent maintenant un budget moins important à se nourrir que par le passé. Pour les pays en voie de développement ayant choisi le libre marché et l’ouverture des frontières pour l’importation de produits, les gens profitent non seulement de plus de choix pour les produits, mais aussi à des prix plus bas. Les plus démunis n’ont donc pas à être défendus du libre marché : c’est même le contraire ! Si cela vous intéresse, retrouvez toutes les informations de ce voyage incentive au Maroc sur le site de l’organisateur en suivant le lien.

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Uber et la loi du plus fort

Le dénouement de la crise des taxis montre à quel point nos gouvernants n’ont pris la mesure ni du caractère inexorable de la digitalisation du monde, ni de l’ampleur et de l’urgence des changements à opérer La capitulation de l’État face aux chauffeurs de taxis est un événement dont la portée dépasse l’objet. Non pas du point de vue politicien. Alors qu’il peut se montrer courageux et habile en diplomatie ou en politique partisane, le chef de l’État a une préférence spontanée pour le statu quo en matière économique. Qu’il s’agisse des rentes les plus inefficaces, comme une partie des professions “à statut”, des avantages les plus contestables dans leur forme actuelle, comme le régime de chômage des intermittents du spectacle, ou des réformes les plus utiles, comme l’écotaxe, il a marqué à chaque occasion sa préférence pour le passé et sa soumission aux pouvoirs des décibels. Et l’expérience montre que les intérêts en place sont la plupart du temps bien plus cohérents et bruyants que ceux qui en veulent le changement. “Les dirigeants paraissent n’avoir aucune idée de l’ampleur des changements économiques qui vont en résulter et qu’il faut préparer, tant pour apaiser des Français si facilement terrorisés par la nouveauté, que pour les y adapter” Dans le droit fil de ce conservatisme, le vrai sujet de cette affaire est la cécité dont font preuve les dirigeants en interdisant le service d’Uberpop – comme en limitant celui des VTC hier – au lieu de débattre de l’adaptation du métier de taxi, et de tous les autres, aux nouvelles technologies. Ils paraissent n’avoir aucune idée de l’ampleur des changements économiques qui vont en résulter et qu’il faut préparer, tant pour apaiser des Français si facilement terrorisés par la nouveauté, que pour les y adapter. Ces changements sont moins rapides que ne le prétendent les “techno-optimistes” qui imaginent un monde entièrement automatisé pour après-demain. Le discours de la “rupture” ne résiste pas à l’examen macroéconomique. Si “gouverner, c’est prévoir”, c’est bien maintenant car ces changements sont progressifs. Mais c’est la seule souplesse car, pour autant, le mouvement est inexorable. En vingt ans, il a déjà transformé radicalement nombre de professions, et à un point tel que nul n’y fait plus attention. Qu’il s’agisse de la gestion des opérations de banque ou de marché financier, de la réservation des avions, des trains ou des hôtels, de la presse ou des caisses de grandes surfaces, des métiers entiers ont disparu ou sont en train de le faire. En trente ans, la part des emplois automatisables a chuté de 12 points dans l’emploi total aux États-Unis?: c’est colossal, même si une part est due aux délocalisations. Demain, ce seront les taxis, mais aussi d’innombrables professions de services, sans compter, bien sûr, la poursuite de la robotisation de nombreux emplois industriels. Et, plus loin, les VTC seront à leur tour progressivement menacés par les voitures autonomes. Là encore, que la “Google car” ait réalisé près d’un million de kilomètres sur tous types de voies sans accident ne signifie pas qu’elle sera dans les rues demain. Mais dans vingt ans, c’est certain. “Il vient toujours un moment où la politique devient un monde clos, enfermé sur ses propres logiques. Et celles-ci ne sont que de (très) court terme et de rapports de forces immédiats” Pourtant, les pouvoirs publics ne s’en soucient guère… sauf en cas de bruits et de fureur, où ils courent aux abris. À l’exception de Fleur Pellerin, le reste du gouvernement ne paraît pas plus concerné par le sujet que le Président, confirmant ainsi qu’il vient toujours un moment où la politique devient un monde clos, enfermé sur ses propres logiques. Et celles-ci ne sont que de (très) court terme et de rapports de forces immédiats. Si bien que, en dehors de crises violentes, le désintérêt de l’État pour ce sujet fondamental est complet quand l’échec n’est pas patent. Le nombre de tentatives de modernisation numérique de l’État finies en déroute est démoralisant. Il en serait pourtant un bénéficiaire idéal, et les citoyens-contribuables avec lui. Même lorsque les enjeux sont des priorités de premier rang, comme l’emploi, l’inefficacité est au rendez-vous?: il suffit de lire le rapport de la Cour des comptes paru la semaine passée sur Pôle emploi. Bien sûr, comme toujours avec les critiques de la Cour, les dirigeants expliquent que tout cela était connu et qu’il y a été remédié… juste après le départ de la Cour. C’est curieux comme la Cour des comptes n’arrive jamais à constater que tout va bien depuis hier.

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Démocratie à l’africaine ?

Entre afro-optimisme et afro-pessimisme, le continent africain se cherche. C’est vrai sur le plan économique où la croissance “en tache de léopard” – dixit l’expert Jean Joseph Boillot – crée d’importants déséquilibres. Mais c’est encore plus frappant sur le plan politique. Quelle est la meilleure gouvernance pour favoriser le développement?? La réussite de certains régimes n’obéissant pas aux canons démocratiques, loin s’en faut, tels l’Éthiopie, l’Ouganda ou le Rwanda, interpelle. Ces régimes offrent à l’économie ce dont elle a le plus besoin pour se déployer?: la stabilité, le long terme, la vision. Dussent les droits de l’homme et du citoyen en souffrir durement. Cette voie qui fut empruntée par maints pays asiatiques pour décoller (et qui est toujours celle de la Chine) ne saurait sûrement pas, pour autant, constituer un modèle. Seulement une solution transitoire, en attendant mieux. carte-afriqueEntre l’Afrique qui prospère, celle qui affiche des taux de croissance économique de plus de 5?% en rythme annuel, et l’Afrique qui désespère, celle des migrants, de la jeunesse désœuvrée, du terrorisme et des États faillis, c’est un euphémisme de l’écrire?: le continent africain se cherche. C’est vrai sur le plan économique?: les pays résisteront-ils au retournement à la baisse du prix des matières premières et à la moindre demande chinoise, ou bien les fondamentaux d’une croissance endogène et diversifiée sont-ils, cette fois, suffisamment solides pour leur épargner une rechute?? Mais c’est encore plus frappant sur le plan politique. Alors que les élections s’enchaînent à vive allure – plus d’une trentaine de scrutins sont sur les agendas de?2015 et?2016 –, la problématique de la gouvernance politique se retrouve à nouveau remise au premier plan. Brutalement, par une série de dirigeants pas toujours recommandables, loin s’en faut, qui manifestent leur volonté de se présenter à nouveau pour effectuer un troisième mandat en contradiction avec la constitution de leur pays, succombant ainsi à la tentation dynastique. Et plus encore par la réussite économique et sociale de certains régimes qui n’obéissent pas aux canons démocratiques tels l’Éthiopie, l’Ouganda ou le Rwanda. Un constat plus que dérangeant à nos yeux d’Occidentaux, pour qui le cheminement vers la démocratie s’associe nécessairement au développement économique, et réciproquement Or, vérité un brin accablante, ces deux catégories – la démocratie et le développement – sont en réalité, l’Afrique vient nous le rappeler, dissociées. Tant il est vrai que l’économie a avant tout besoin pour se déployer de stabilité des règles du jeu, de long terme et plus encore de vision. Un triptyque que ne garantissent pas nécessairement les démocraties, régimes perfectibles par essence. Et il n’est pas surprenant après tout que l’Afrique, aujourd’hui en plein bouillonnement économique, en fasse à son tour, après l’Asie, la démonstration. Avec la fin de la guerre froide à la fin des années 80, l’Occident a voulu exporter son modèle de gouvernance démocratique aux sociétés africaines, allant même jusqu’à lier ses aides financières aux progrès réalisés dans ce domaine. Ce fut par exemple l’axe du célèbre discours de La Baule de François Mitterrand en 1990. Un quart de siècle plus tard, les pays africains sont sortis de leur face-à-face avec les anciens colonisateurs. Ils peuvent notamment se tourner vers d’autres partenaires beaucoup moins regardants sur les libertés publiques ou les droits de l’homme, comme la Chine qui, elle, met en avant dans ses relations le principe de non-ingérence. “C’est comme si l’Afrique, désormais libre de ses choix, vivait une deuxième indépendance. Et cela se traduit sur le plan politique par une grande diversité de régimes” “Résultat, les marges de manœuvre des dirigeants africains n’ont jamais paru aussi grandes”, explique un expert. Bref, c’est comme si l’Afrique, désormais libre de ses choix, vivait une deuxième indépendance. Et cela se traduit sur le plan politique par une grande diversité de régimes. Le Centre d’aide au développement (CAD) de l’OCDE dénombre en Afrique 25 démocraties, 5 autocraties et 22 régimes hybrides, mêlant des éléments de démocratie et des éléments de régime autoritaire. Mais un autre décompte avec des curseurs plus draconiens peut être établi ( voir encadré et carte ci-contre : les voies multiples de la gouvernance africaine).

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Les régions passent au durable par la cuisine

Les régions se mettent au développement durable et à la pédagogie culinaire, c’est une bonne chose. Et à titre d’exemple, prenons le cas d’une région « haute en cuisine », l’Auvergne. Que le Conseil régional d’Auvergne soutienne une publication comme le guide Atelier cuisine et alimentation durable, c’est dans l’ordre des choses. Et mieux : c’est même une évidence, au regard des objectifs affichés par le projet de l’association Anis étoilé. Tout d’abord, Anis étoilé entend proposer avec la mise en place d’ateliers cuisine « une approche éducative globale de l’alimentation ». C’est un premier point commun entre l’association et notre collectivité : l’éducation des jeunes est l’un des axes politiques prioritaires de la Région Auvergne, et l’éducation à l’alimentation en fait bien sûr partie. Nous adhérons donc pleinement à la vocation pédagogique du guide Atelier cuisine et alimentation durable. Ensuite, un atelier cuisine est une occasion de valoriser des produits (donc des productions) de qualité tout en abordant des notions de développement durable. Source: le site Cours de Cuisine.

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