Voyage, enfance et Maroc

C’est affolant, de voir comme la période de l’enfance a des conséquences sur notre vie d’adulte. La semaine dernière, j’ai réalisé avec mon épouse un voyage de groupe à Casablanca au Maroc. J’ai été enchanté, mais ce n’est pas ainsi que l’a vécu ma femme. Au contraire, il ne se passait pas un jour sans qu’elle fasse la gueule pour x ou x raisons. Vous pensez sûrement que c’est l’organisation qui posait problème. Mais ce n’était pas le cas. Car voyez-vous, ma douce ne supporte pas d’être en groupe. On savait qu’il y avait un risque de rejet, et ce avant même de partir. Mais pas à ce point. ET ce problème est présent depuis longtemps. Elle m’a un jour raconté que chaque fois qu’elle retrouvait toute sa famille en vacances, avec ses cousins, cousines, et toute la tribu, elle avait envie de se pendre au bout d’une journée. Elle m’a même expliqué que ce qui la gênait, c’était cette sorte de concours implicite qui règne dans tous les groupes, et où chacun essaye de se montrer sous son meilleur jour. Comme un Facebook appliqué à la vie réelle, en somme. En tout cas, c’est ce qu’elle m’a expliqué. Pour ma part, je pense plutôt que sa phobie du groupe est simplement due à la peur de la perte de contrôle : elle ne supporte pas le fait de devoir s’habituer à une contrainte provenant de l’extérieur. Je pense que cette phobie s’est développée dans ses premières années de vie. Elle a eu six frères et soeurs, et elle a souvent eu l’impression de ne pas être une personne à part entière parmi toute cette smala. Alors aujourd’hui, quand elle se retrouve au milieu d’un groupe, ce sentiment d’être une chose insignifiante lui revient instinctivement. Pour ma part, j’aime la vie en société, mais je conçois que vivre les uns sur les autres soit compliqué pour certains. Ce qui est sûr, c’est que la prochaine fois, on ne partira qu’à deux ! Ce qui est dommage, car j’ai bien aimé le fait de côtoyer d’autres personnes. Et pour ceux qui ne souffrent pas de groupophobie, je mets en lien le site de l’organisateur par lequel nous sommes passés pour notre voyage au Maroc. J’ai beaucoup apprécié la rigueur dont ils ont su faire preuve. Davantage d’information est disponible sur le site de l’agence du voyage groupe au Maroc. Suivez le lien.

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Des hôtels pour groupes

Serti de la tour Eiffel, du centre commercial Beaugrenelle et de la Seine, le nouvel hôtel parisien signé Ora-ïto est immanquable grâce à ses zébrures bleues et noires. « L’Hôtel Yooma sera la seconde œuvre pérenne de Daniel Buren dans Paris, après les colonnes du Palais Royal qui datent de 1985 ! », se félicite le designer qui dit avoir fait de « l’art-chitecture, pensé en amont, à deux », avec son ami Buren, l’artiste aux 79 printemps. Ora-ïto et Buren sont inséparables depuis que le premier, créateur du MAMO – musée à ciel ouvert sur le toit de la Cité Radieuse, à Marseille – y a exposé le second, en 2014. Et s’ils ont choisi pour cet édifice le bleu, c’est pour mieux rivaliser avec les immeubles voisins, une tour verte et un bâtiment orange (signé de Jean Prouvé), typique du paysage d’aluminium et de béton né, fin 1970, sur la dalle Beaugrenelle. Sur le toit fleurissent 900 m² de cultures maraîchères, la superficie la plus grande à ce jour dans la capitale. « Je me suis inspiré du plan des lignes de RER imaginé par Roger Tallon, avec chacune une couleur primaire qui permet de se repérer », précise Ora-ïto, le trublion du design qui fête, cette année, ses 40 ans. Les bandes iconiques tracées par Daniel Buren à l’extérieur se prolongent à l’intérieur, sur les murs de certains couloirs et de quelques chambres. Les rondeurs de la carapace d’aluminium qui galbe l’édifice, au-dehors, font écho aux courbes de métal du long bar, au-dedans. « Je suis intervenu dans la reconstruction de cet ancien bâtiment-bureau tel un acupuncteur, explique Ora-ïto, en rééquilibrant les masses sans perturber ce paysage cinégénique, où Wim Wenders ou Michel Gondry ont tourné. »  L’idée de confier l’ensemble du chantier à deux stars, dont un seul designer pour l’extérieur et l’intérieur – chose rare, aujourd’hui – revient à Pierre Beckerich, président d’Euragone Investment Management, qui a initié et porté le projet Yooma. « Je n’aurais pas obtenu une telle harmonie si je n’avais pas donné les clefs du projet à Ora-ïto », explique-t-il. « Les plus grandes réussites architecturales – la maison de verre de Pierre Chareau en 1928 ou la cantine psychédélique de Verner Panton pour Die Spiegelen 1969… – n’ont-elles pas été faites d’une seule main ? » Passé le lobby entièrement vitré, ses piliers rayés de blanc et noir (Buren encore) et son mur d’images vidéo, le restaurant frappe les esprits avec son méli-mélo de chaises design (Thonet, Fermob, Knoll, Tolix, Hartô…), façon musée contemporain du siège. Sur le toit, fleurissent 900 m² de cultures maraîchères, la superficie la plus grande à ce jour dans la capitale. Dans les chambres, les lits doubles sont flanqués de petits lits superposés, cachés derrière des parois coulissantes de couleurs pop, qui rappellent la célèbre bibliothèque de Charlotte Perriand. Ora-ïto a multiplié les astuces, pour y loger jusqu’à six personnes.  Car c’est l’autre originalité de cet hôtel que d’accueillir, dans le centre de Paris, « les city breakers – ces 18-35 ans qui partent en bandes d’amis pour de courts séjours – ou les familles qui, faute de solutions, se tournent vers les logements Airbnb », précise Pierre Beckerich. D’où tout un « éco-système » : hébergement simple, mais avec « le même matelas qu’au Plaza Athénée », belle vue, sauna, salle de sport, carte gourmande et cave à vins aux 800 bouteilles de 80 vignerons différents… « Cette clientèle veut économiser sur les dépenses subies, mais pas sur les dépenses d’agrément. Alors, pour 90 euros la nuitée pour 2 personnes, 140 euros pour 4 et 190 euros pour six, le prix est modeste par rapport à l’univers que l’on propose », calcule l’homme d’affaires.Avec sa résidence intégrée pour artistes, ses cours de cuisine ou d’éveil à l’agriculture urbaine, le Yooma – inspiré du mot anglais « Humanity », incarnant des valeurs d’accueil – inaugure un nouveau genre d’hôtels, plus chaleureux.

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Qui a peur de Soros

Il est accusé d’avoir soutenu un coup d’Etat en Macédoine et des manifestations en Hongrie, quand ce n’est d’avoir fabriqué la crise migratoire vers l’Europe : le financier américain George Soros est devenu le bouc émissaire privilégié d’un nombre croissant de dirigeants aux penchants autoritaires. Du Kremlin à Skopje, la capitale macédonienne, en passant par les coulisses du pouvoir à Washington, le milliardaire d’origine juive hongroise, âgé de 86 ans, est la cible idéale de nationalistes et souverainistes en tout genre avec ses organisations destinées à promouvoir une « société ouverte ».  Dernier avatar en date : le vote mardi par le Parlement hongrois d’une loi controversée renforçant le contrôle sur les ONG bénéficiant de financements étrangers, qui le vise tout spécifiquement.  « Soros est présenté comme le responsable de tous les bouleversements politiques. Il fait un excellent bouc émissaire pour des régimes de plus en plus autoritaires », relève l’expert allemand Ulf Brunnbauer.  « Il représente le capitalisme » aux yeux de ses détracteurs et est de fait « le parraineur financier de nombreuses organisations », ajoute ce spécialiste de l’Europe de l’Est et du Sud-Est.  Classé 29e fortune mondiale par le magazine Forbes, George Soros agit à travers sa très active fondation OSF (Open society Foundations), créée en 1984 et accusée par ses détracteurs d’ingérence politique via la défense d’une société libérale et multiculturelle.  Les pays de l’ancien bloc communiste sont depuis l’origine le champ d’action privilégié de l’OSF, qui y a déversé des milliards d’euros au profit de réformes de la finance, de la santé, de la justice et de l’éducation, de la promotion du droit des minorités et de la lutte contre la corruption.  – Grand marionnettiste -  Les attaques se sont intensifiées depuis le début de l’année en Hongrie, son pays natal, où le Premier ministre Viktor Orban l’accuse sévèrement dans chacun de ses discours.  Dès avril, le dirigeant hongrois avait fait voter à la hâte une première loi menaçant le maintien à Budapest de l’université d’Europe centrale (CEU) cofondée par l’homme d’affaires en 1991 pour former les élites post-communistes.  Les attaques contre George Soros sont devenues plus frontales encore, avec une campagne gouvernementale d’affichage présentant le financier sous la forme d’un marionnettiste tirant les ficelles d’un responsable politique de l’opposition, dans un visuel qui rappelle fortement les caricatures antisémites.   « Ses origines (religieuses, ndlr) n’ont aucun rapport avec le problème central, qui est qu’un nombre croissant de gouvernements (…) voient les réseaux de Soros comme une menace pour la démocratie », a assuré Zoltan Kovacs, le porte-parole du gouvernement hongrois, dans un texte intitulé « Mythes et faits sur la Hongrie et George Soros ».  Viktor Orban – qui bénéficia d’une bourse Soros lorsqu’il était un étudiant anticommuniste- a récemment accusé son ancien bienfaiteur d’utiliser des ONG « prédatrices » pour inonder l’Europe de réfugiés musulmans et créer un « empire transnational ».  Né à Budapest en 1930, Georges Soros a survécu aux nazis et fui l’occupation soviétique avant de faire fortune aux Etats-Unis dans la finance spéculative. Non sans s’attirer les critiques.  En 1992, il est devenu « l’homme qui fit sauter la Banque d’Angleterre » en déclenchant une attaque spéculative d’ampleur contre la livre sterling. Dix ans plus tard, il est condamné en France pour délit d’initié.   – ‘Stop Opération Soros’ – Ses ennemis se recrutent en Macédoine, que l’ex-Premier ministre nationaliste Nikolas Gruevksi a voulu « désorosiser »; en Pologne, où le chef de la droite, Jaroslaw Kaczynski, lui a reproché de vouloir créer des « sociétés sans identité »; en Roumanie, où la majorité sociale-démocrate a allégué que le magnat avait téléguidé l’hiver dernier des centaines de milliers de manifestants contre un allègement de la législation anticorruption.  La Russie a interdit en 2015 sur son territoire la fondation OSF, dont le créateur a soutenu les « révolutions de couleur » en Europe centrale et orientale, comme en Ukraine.  De l’autre côté de l’Atlantique, le site internet d’information Breitbart, dont le cofondateur, Steve Bannon, est un proche du président américain Donald Trump, publie des mises en cause quasi-quotidiennes de George Soros.  La crise migratoire qui a touché l’Europe en 2015 et 2016 a encore accentué le clivage, plusieurs organisations financées par l’OSF ayant des activités de soutien aux réfugiés.   Directeur de l’OSF pour la région Europe/Asie, Leonard Benardo constate « la férocité » sans précédent des attaques. Une preuve selon lui que « vous pouvez avoir des élections en grande partie libres et équitables tout en nourrissant de grandes angoisses vis-à-vis de l’idée de société ouverte ».

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J’ai survolé Avignon…

On a parfois tellement le nez sur une chose qu’on finit par ne plus la voir. Regardez le monde. On le parcourt chaque jour, et ce n’est en fait qu’un décor sans grand intérêt. Mais je crois que quelquefois se souvenir. Ce que j’ai fait le week-end dernier, grâce à un baptême de l’air en hélico à Avignon. Dans le pas Keating, je me suis élevé pour contempler notre belle planète sous un autre angle. Et là-haut, j’ai pu voir de beaux paysages extraordinaires. Mais le vol s’est révélé être beaucoup plus que cela. Son plus grand intérêt était d’après moi dans le changement de perspective, physique mais aussi intellectuel. Dans la vie de tous les jours, on peut avoir l’impression que l’humanité représente tout, et que nous sommes très important. Cependant, il suffit de contempler le monde d’en haut pour prendre beaucoup de recul. Un vol à bord d’un hélicoptère n’a pas grand-chose à voir avec un vol en avion. Les sensations qu’offrent ces deux types de vol sont très différentes. L’hélico n’a pas besoin de piste : le décollage est donc quasiment indiscernable. Mais une fois dans les airs, les sensations sont plus vigoureuses que dans un avion : comme il pique du nez pour aller de l’avant, et l’on ressent de manière physique chaque mouvement de l’appareil. Pour autant, rien de douloureux ni de particulièrement effrayant : c’est seulement insolite.
A quelques centaines de mètres d’altitude, la ville n’est qu’une simple tache sur le tissu de la terre. J’ai réalisé que toutes ces choses qui agrémentent notre quotidien n’est en définitive qu’un grain de poussière dans l’immensité du monde. Et que nous ne sommes nous-mêmes que des grains de poussière, vivant le temps d’une nano-seconde au regard de l’univers. C’est quelque chose que je savais déjà, évidemment, mais on peut difficilement comparer le fait de le comprendre et le fait de l’éprouver sont deux choses très distinctes. La science a démontré depuis longtemps que l’être humain n’est pas au centre de l’univers. Mais au quotidien, nous avons le sentiment d’être le centre de tout. C’est une incroyable expérience que de quitter son nombril des yeux et de prendre conscience de la grandeur du monde. Si vous en avez un jour la possibilité, je vous conseille vivement de faire ce baptême de l’air en hélicoptère. Je vous mets le lien mon baptême, pour ceux qui veulent s’envoyer en l’air, je mets en lien mon baptême. A lire sur le site internet de ce de baptême en hélicoptère à Avignon.

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Mourrir de rire?

Alors que le monde entier fête le rire ce dimanche 7 mai, beaucoup ignorent que derrière l’expression « mourir de rire » se cache une réalité moins drôle. Bien sûr, le rire est bon pour la santé, excellent pour les voies respiratoires, pour la digestion, pour l’humeur ou encore contre la douleur mais le rire a aussi son côté obscur. Que risque-t-on à trop rire? Le rire « n’est pas seulement bon pour la santé » mettent en garde des chercheurs anglais qui ont signé une étude sur le sujet en décembre 2013. Cette étude parue dans le British Medical Journal (BMJ) cite par exemple le cas d’une femme atteinte d’une malformation cardiaque et qui est morte après trois minutes de rire ininterrompu. Des personnes ont aussi avalé des objets lorsqu’ils voulaient reprendre leur souffle, d’autres se sont disloqués la mâchoire. Le rire peut être aussi un vecteur de transmission de maladie infectieuse selon ces chercheurs du City Hospital Birmingham. Si les chercheurs anglais se sont cantonnés aux dangers banals du rire, un neurologue français, Patrick Verstichel a vu passer un cas digne d’un épisode de la série Docteur House. « Je me souviendrai toujours d’un de mes patients que tout faisait rire » explique-t-il dans la revue Cerveau & Psycho en 2008. Ce patient qui ne semblait pas être en mauvaise santé ne pouvait s’empêcher d’être hilare en permanence. En cause, une lésion cérébrale. « Qu’on lui demande son lieu de naissance, il est pris d’un fou rire, les larmes lui montent aux yeux, il étouffe pratiquement sous les hoquets, incapable bien sûr de répondre », raconte encore le neurologue. Après un scanner, le spécialiste va découvrir une lésion localisée dans le lobe frontal droit du cerveau de ce patient, doublé d’un œdème qui comprime son cerveau. Cette lésion s’était formée à cause d’une dent infectée non soignée. Les bactéries se sont progressivement propagées au cerveau et ont proliféré. Résultat, crise de rire. Après l’opération, en revanche, le patient n’avait plus le cœur à rire, un mal profond le rongeait, la dépression.

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Les onze jours où Mohamed Merah a fait basculer la France dans l’horreur

Il y a cinq ans, la France découvrait avec effroi le visage de Mohamed Merah. Du 11 au 22 mars 2012, la tête camouflée sous un casque de motard, le Toulousain semait la terreur à bord d’un puissant scooter, prenant d’abord pour cibles des militaires puis à la communauté juive. À Toulouse et Montauban, le jeune homme qui se proclamait «combattant d’al-Qaida» tuera sept personnes au nom du djihad – trois soldats, trois écoliers et un enseignant -, avant d’être tué. «L’attentat a été le prélude à une horreur nationale», rappelle le rabbin de Toulouse, Harold Avraham Weill, estimant qu’il y a «clairement eu un avant et un après 19 mars». Une date qui fait référence à l’attaque contre l’école Ozar Hatorah. C’est ce jour que les autorités ont choisi pour commémorer le cinquième anniversaire des attentats. «Frappée par le terrorisme islamiste, Toulouse se fait un devoir de se souvenir de ces vies fauchées par une haine aveugle», explique le maire Jean-Luc Moudenc (LR). Le Figaro retrace les onze jours qui ont fait basculer la France dans l’horreur. De Toulouse à Montauban, Mohamed Merah, djihadiste passé par le Pakistan, en Afghanistan ou encore en Syrie, aura déjoué les plans des services antiterroristes.

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Hospitalisés à l’hôtel

Le concept des hôtels-patients est déjà largement répandu aux USA et dans le Nord de l’Europe. La France pourrait se lancer dans l’aventure prochainement, puisque les autorités de santé viennent de définir les critères d’éligibilité des futurs hôtels-patients. Une autre façon d’envisager le séjour à l’hôpital ! Ce concept, né aux USA et dans le Nord de l’Europe, se propage progressivement. En Suisse, le premier hôtel-patients a ouvert ses portes en 2016 à Lausanne et accueille plusieurs catégories de patients : Des patients autonomes dans leurs activités quotidiennes, mais nécessitants des soins ou des examens, dispensés ou organisés par l’hôtel-patients en lien avec l’hôpital ; Des patients et leurs familles avant une intervention chirurgicale ; Des patients ayant reçu des soins en hôpital de jour ; Des proches de patients hospitalisés, pour qu’ils puissent les accompagner au plus près. Situé à proximité immédiate du Centre Hospitalier Universitaire, du personnel soignant est présent 24heures/24 et 7jours/7 dans l’établissement. La sécurité des patients est assurée par un bracelet d’alarme à déclencher en cas d’urgence. Ces derniers restent d’ailleurs sous la responsabilité des équipes médicales hospitalières pendant toute la durée de leur séjour. Les patients bénéficient à la fois de prestations hôtelières, dignes d’un hôtel 3 étoiles, et d’un suivi médical hospitalier. Cet hôtel est géré par une entreprise entièrement privée, qui collabore étroitement avec l’établissement hospitalier. Quels sont les avantages d’un hôtel-patients ? Selon les spécialistes, ils sont nombreux, avec des bénéfices à la fois pour les patients et les équipes médicales : La libération de lits dans les services hospitaliers, pour les réserver à des cas plus graves ; Une amélioration de la qualité des courts séjours hospitaliers, ce qui réduit les conséquences sur la santé du patient, par exemple en termes d’autonomie, d’alimentation ou de risques d’infections nosocomiales (infections contractées à l’hôpital) ; Une meilleure intégration de l’entourage dans la prise en charge médicale des patients ; Une surveillance renforcée des patients après des soins ou une intervention ambulatoire. Pour lancer l’expérimentation, la Haute Autorité de Santé a récemment publié les critères d’éligibilité ou de sélection des patients, qui pourraient bénéficier d’un tel dispositif. Entrent ainsi en ligne de compte plusieurs facteurs : Le parcours de soin du patient ; Des critères médicaux (autonomie, risque contagieux, trouble mental), mais aussi sociaux ; L’éloignement entre la résidence principale du patient et l’établissement hospitalier ; Le consentement libre et éclairé du patient. Cet hébergement temporaire non médicalisé, à proximité directe des établissements hospitaliers, pourrait être particulièrement intéressant dans les contextes, qui ne nécessitent pas systématiquement une hospitalisation, tels que : La réalisation d’un examen médical en ambulatoire (la veille et le lendemain) ; Une séance de chimiothérapie (le lendemain) ; Une intervention chirurgicale en hôpital de jour (la veille et le lendemain) ; Une fin de grossesse à risque, lorsque le domicile de la patiente est éloigné de la maternité ; La veille d’une césarienne programmée. A la différence de l’exemple suisse, la France a opté pour des hôtels-patients totalement dépourvus de soin ou de surveillance médicale, et sans présence de personnel soignant. La durée du séjour ne serait en théorie pas limitée, mais adaptée aux besoins de chaque patient. Le coût de cet hébergement pourrait à terme être pris en charge par l’Assurance Maladie et/ou les complémentaires santés, s’il est justifié et prescrit médicalement. En revanche, il sera à la charge du patient, s’il le choisit par confort personnel. Des hôtels-patients pourraient progressivement voir le jour un peu partout en France. L’occasion d’aborder différemment un court séjour à l’hôpital. A lire sur Les plus beaux hôtels du monde.

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L’ordinateur quantique

La nouvelle génération d’ordinateurs basée sur des microparticules pointe déjà le bout de son nez. De quoi faire à nouveau exploser la puissance de calcul. Imaginez un ordinateur si puissant qu’il pourrait réaliser, en un clin d’oeil, autant de calculs qu’un ordinateur traditionnel en dix mille ans. Pour la plupart des scientifiques, ce monstre de puissance n’existe pas encore. Les experts de D-Wave, une société canadienne dans laquelle Google a investi, affirment pourtant l’avoir mis au point. Ils l’auraient même déjà vendu à plusieurs grosses sociétés américaines, comme Amazon ou Lockheed Martin.  La particularité de cette machine à calculer hors pair qui ressemble à une énorme boîte noire? C’est un ordinateur quantique, c’est-à-dire un ordinateur de nouvelle génération, qui n’a plus rien à voir avec nos vieilles bécanes de bureau. Jusqu’ici, les ordinateurs fonctionnaient avec des transistors qui s’allument et qui s’éteignent. Ces transistors servaient de base au codage de l’information sous forme de 0 et de 1.  Mais, avec l’ordinateur quantique, tout change. Ce sont désormais des microparticules, telles que les photons et les électrons, qui se chargent de faire circuler l’information. Ces particules invisibles à l’oeil nu ont de bien étranges propriétés: elles peuvent être dans deux endroits ou dans deux états différents (0 et 1) à la fois.  Elles peuvent aussi interagir (entre elles) à distance. Contrôler ces particules est un défi mais, grâce à elles, on peut, en théorie, démultiplier la puissance de calcul, ouvrant ainsi de nombreux champs d’application. « Avec l’ordinateur quantique, on peut imaginer que l’on va pouvoir modéliser le cerveau humain ou le comportement des atomes. On pourra aussi analyser les planètes lointaines, ou prévoir une averse bien avant qu’elle n’arrive. La cryptographie va être chamboulée elle aussi puisque, avec un ordinateur quantique, on peut ‘craquer’ tous les systèmes de cryptage actuels. Enfin, l’ordinateur quantique permettra d’accélérer les progrès en intelligence artificielle », explique Xavier Vasques, directeur technique chez IBM Systems France. A condition, bien sûr, d’aligner suffisamment de qubits (l’équivalent des bits sur les anciens ordinateurs), c’est-à-dire d’avoir une taille suffisante pour traiter beaucoup d’informations.  Or c’est justement là-dessus que de nombreux experts travaillent. « Pour l’instant, on n’arrive à faire que des petits ordinateurs quantiques de 10 à 20 qubits », assure Frédéric Magniez, de l’Institut de recherche en informatique fondamentale (Irif). Cela exige de travailler à très basse température, d’isoler les particules, car elles sont très sensibles aux radiations… D-Wave, de son côté, assure déjà avoir atteint 1000 qubits. Beaucoup d’experts restent donc sceptiques.   Mais, qu’ils soient vrais ou pas, les progrès de D-Wave ont le mérite d’avoir créé un électrochoc. « Depuis quelques mois, les scientifiques ouvrent de nouvelles brèches », confirme Frédéric Magniez. L’ordinateur quantique n’est plus simplement une théorie, constate l’expert. Il est bel et bien en train de prendre forme.

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A San Fran

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Internet et la fin du monde

En général, on se demande si nous survivrions à la disparition d’Internet (or c’est vraiment trop XXe siècle comme question…). Heureusement, Paul Jorion, dans son livre « Le dernier qui part éteint la lumière », nous invite à nous poser une autre question autrement excitante : dans le cas – très probable selon lui – où l’humanité s’éteindrait dans les décennies à venir, Internet nous survivrait-il ? Eh bien, je vais rassembler les hypothèses qu’ici ou là, des tarés d’internautes ont énoncées pour vous fournir la réponse la plus certaine. Donc , Internet survivrait-il à notre extinction ? Figurez-vous que la réponse n’est pas si simple. Car elle dépend de la nature même de l’apocalypse qui aura présidé à notre disparition. Ainsi devons-nous envisager différentes possibilités : disparaitrons-nous à cause d’une pandémie ? d’une éruption volcanique ? d’une catastrophe climatique ? d’un astéroïde ? ou d’une guerre nucléaire ? Ça n’est pas pareil. Pas du tout. Bon, étant donné la structure du réseau, qui est décentralisée, ne dépend pas d’une entreprise, d’un Etat ou d’un seul type d’installation, il y a des chances que le réseau survive – au moins en partie – à une destruction même massive de notre environnement. Souvenez-vous qu’Arpanet, l’ancêtre d’Internet a été conçu précisément pour résister à une attaque nucléaire. Par ailleurs, même en cas de destruction des infrastructures terrestres (câbles, fibres optique etc.) par une catastrophe climatique ou une éruption volcanique, les satellites pourraient continuer à nous fournir du réseau. Donc, en cas de disparition de l’humanité à cause d’une catastrophe matérielle, il suffirait que quelques points stratégiques aient été épargnés pour que des parties d’Internet fonctionne encore. En fait, et sur ce point tout le monde est d’accord, le problème est moins dans Internet lui-même, que dans sa source d’alimentation. Car dans bien des scénarios envisagées, les centrales électriques seraient atteintes, ainsi que le réseau électrique. Or, l’électricité est nécessaire au fonctionnement d’Internet. Au fonctionnement des ordinateurs, des serveurs (et notamment des 13 serveurs racines) et au fonctionnement de ces points d’échange qui interconnectent les réseaux et font d’internet un réseau de réseaux (sans points d’échanges, il n’y a que des intranets). Sans électricité, au bout de quelques jours, quand auraient cessé de fonctionner les générateurs de secours, quand ce seraient épuisées les batteries, les machines cesseraient de fonctionner. Dans le cas d’une pandémie, il faudrait attendre peut-être un peu plus longtemps, mais le réseau électrique ne survivrait pas longtemps sans les hommes et Internet s’éteindrait (il y a un même un internaute pour estimer cette durée à deux semaines maximum, je me demande comme il fait pour arriver à ce chiffre). Donc, dans tous les cas, Internet ne nous survivrait pas longtemps. Mais, il nous survivrait un peu, d’où une autre question : que serait Internet sans êtres humains ? Très belle question, qui me rappelle un peu celle qu’on se pose quand on commence la philosophie à l’entrée en terminale : quel bruit fait un arbre qui tombe quand il n’y a aucune oreille pour l’entendre ? Ainsi dans Internet, ce qui continuerait de vivre, ce serait ce qui est automatique. Les envois de mails automatiques, des mises à jour prévues, des rappels de dates (anniversaire des proches, rendez-vous pris très longtemps à l’avance) ; les robots de Google continueraient à scanner le Web, ceux de YouTube à traquer les contenus dérogeant aux droits d’auteurs, alors qu’il n’y a plus d’auteurs… Il y aurait un moment d’autonomie étrange, inutile, vide, puis Internet s’éteindrait. Mais il faut se poser une dernière question : imaginons l’humanité disparue, imaginons qu’Internet tourne quelques jours et s’arrête, est-ce que quelqu’un pourrait le remettre en marche ? (quand je dis « quelqu’un » je ne dis pas un être humain, mais un être intelligent venu d’ailleurs, bien sûr…). Eh bien on ne sait pas. Car, depuis qu’il a été créé, Internet ne s’est jamais arrêté complètement. On ne sait pas s’il pourrait redémarrer. Peut-être qu’Internet serait disparu à jamais. Pour l’éternité. Voilà, vous savez maintenant qu’Internet ne nous survivra pas. Et je suis heureux de vous annoncer que je viens de prononcer la première chronique de ma vie qui, par définition, ne pourra jamais être vérifiée, ni contredite, ce qui me met en joie.

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