A San Fran

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Internet et la fin du monde

En général, on se demande si nous survivrions à la disparition d’Internet (or c’est vraiment trop XXe siècle comme question…). Heureusement, Paul Jorion, dans son livre « Le dernier qui part éteint la lumière », nous invite à nous poser une autre question autrement excitante : dans le cas – très probable selon lui – où l’humanité s’éteindrait dans les décennies à venir, Internet nous survivrait-il ? Eh bien, je vais rassembler les hypothèses qu’ici ou là, des tarés d’internautes ont énoncées pour vous fournir la réponse la plus certaine. Donc , Internet survivrait-il à notre extinction ? Figurez-vous que la réponse n’est pas si simple. Car elle dépend de la nature même de l’apocalypse qui aura présidé à notre disparition. Ainsi devons-nous envisager différentes possibilités : disparaitrons-nous à cause d’une pandémie ? d’une éruption volcanique ? d’une catastrophe climatique ? d’un astéroïde ? ou d’une guerre nucléaire ? Ça n’est pas pareil. Pas du tout. Bon, étant donné la structure du réseau, qui est décentralisée, ne dépend pas d’une entreprise, d’un Etat ou d’un seul type d’installation, il y a des chances que le réseau survive – au moins en partie – à une destruction même massive de notre environnement. Souvenez-vous qu’Arpanet, l’ancêtre d’Internet a été conçu précisément pour résister à une attaque nucléaire. Par ailleurs, même en cas de destruction des infrastructures terrestres (câbles, fibres optique etc.) par une catastrophe climatique ou une éruption volcanique, les satellites pourraient continuer à nous fournir du réseau. Donc, en cas de disparition de l’humanité à cause d’une catastrophe matérielle, il suffirait que quelques points stratégiques aient été épargnés pour que des parties d’Internet fonctionne encore. En fait, et sur ce point tout le monde est d’accord, le problème est moins dans Internet lui-même, que dans sa source d’alimentation. Car dans bien des scénarios envisagées, les centrales électriques seraient atteintes, ainsi que le réseau électrique. Or, l’électricité est nécessaire au fonctionnement d’Internet. Au fonctionnement des ordinateurs, des serveurs (et notamment des 13 serveurs racines) et au fonctionnement de ces points d’échange qui interconnectent les réseaux et font d’internet un réseau de réseaux (sans points d’échanges, il n’y a que des intranets). Sans électricité, au bout de quelques jours, quand auraient cessé de fonctionner les générateurs de secours, quand ce seraient épuisées les batteries, les machines cesseraient de fonctionner. Dans le cas d’une pandémie, il faudrait attendre peut-être un peu plus longtemps, mais le réseau électrique ne survivrait pas longtemps sans les hommes et Internet s’éteindrait (il y a un même un internaute pour estimer cette durée à deux semaines maximum, je me demande comme il fait pour arriver à ce chiffre). Donc, dans tous les cas, Internet ne nous survivrait pas longtemps. Mais, il nous survivrait un peu, d’où une autre question : que serait Internet sans êtres humains ? Très belle question, qui me rappelle un peu celle qu’on se pose quand on commence la philosophie à l’entrée en terminale : quel bruit fait un arbre qui tombe quand il n’y a aucune oreille pour l’entendre ? Ainsi dans Internet, ce qui continuerait de vivre, ce serait ce qui est automatique. Les envois de mails automatiques, des mises à jour prévues, des rappels de dates (anniversaire des proches, rendez-vous pris très longtemps à l’avance) ; les robots de Google continueraient à scanner le Web, ceux de YouTube à traquer les contenus dérogeant aux droits d’auteurs, alors qu’il n’y a plus d’auteurs… Il y aurait un moment d’autonomie étrange, inutile, vide, puis Internet s’éteindrait. Mais il faut se poser une dernière question : imaginons l’humanité disparue, imaginons qu’Internet tourne quelques jours et s’arrête, est-ce que quelqu’un pourrait le remettre en marche ? (quand je dis « quelqu’un » je ne dis pas un être humain, mais un être intelligent venu d’ailleurs, bien sûr…). Eh bien on ne sait pas. Car, depuis qu’il a été créé, Internet ne s’est jamais arrêté complètement. On ne sait pas s’il pourrait redémarrer. Peut-être qu’Internet serait disparu à jamais. Pour l’éternité. Voilà, vous savez maintenant qu’Internet ne nous survivra pas. Et je suis heureux de vous annoncer que je viens de prononcer la première chronique de ma vie qui, par définition, ne pourra jamais être vérifiée, ni contredite, ce qui me met en joie.

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Le pilote était bourré

un pilote de la compagnie aérienne canadienne Sunwing a été arrêté samedi après avoir été retrouvé en état d’ébriété dans le Boeing 737 qu’il s’apprêtait à manoeuvrer au départ de l’aéroport de Calgary (Canada). Le pilote, âgé de 37 ans, a été retrouvé ivre dans le cockpit de l’avion qu’il devait piloter jusqu’à Cancun, au Mexique. Un avion à bord duquel se trouvaient 99 passagers et cinq autres membres d’équipage. Le drame a été évité de justesse. Peu avant le décollage, le personnel présent aux portes d’embarquement et les membres de l’équipage ont été alarmé, remarquant notamment que le pilote avait un « comportement étrange ». Celui-ci s’est ensuite évanoui dans le poste de pilotage. Le pilote a ensuite été « escorté hors de l’avion » puis « mis en garde à vue par la police de Calgary », selon un communiqué de la police. Les autorités ont rapporté que le pilote avait « plus de trois fois le taux d’alcool autorisé » dans le sang (qui est de 0.08% au Canada) lors de son arrestation. Le pilote a été notamment accusé d’avoir été aux commandes d’un avion avec une alcoolémie supérieure à la limite légale, et fait face à d’autres potentiels chefs d’accusation. Il risque notamment une interdiction définitive de piloter un engin aérien. Le vol a pu décoller par la suite avec un autre pilote aux commandes de l’appareil. Un pilote sobre cette fois-ci. Lire en détail sur http://www.pilotageavion.com

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Le souvenir de la Vème République

Bientôt 60 ans, pour un régime politique, ce n’est pas rien. Mais nos institutions ont souffert et l’esprit de la Constitution de 1958 s’est dégradé. La Ve République va sur ses 60 ans et pourra bientôt prétendre rivaliser en longévité avec cette bonne IIIe République qui, selon la date de naissance que les historiens choisissent de lui donner, a vécu près de 70 ans. Un régime politique qui doit bientôt fêter la soixantaine, ce n’est pas rien pour un pays comme la France qui a connu au XIXe siècle une instabilité institutionnelle chronique. Notre Ve République, qui est en réalité bien plus inspirée des institutions de la monarchie de Juillet, à laquelle elle emprunte son parlementarisme, et du second Empire, dont elle a imité, au grand dam de l’auteur, le système plébiscitaire du coup d’État permanent, aura donc duré bien plus longtemps que ces deux régimes additionnés. Pour autant, que reste-t-il aujourd’hui du régime voulu par le général de Gaulle et adopté, non pas par une Assemblée constituante mais par référendum ? Trois coups mortels ont été, à mon sens, portés depuis trente ans à nos institutions. Le premier fut la cohabitation, imposée par François Mitterrand et curieusement théorisée par Raymond Barre. En restant président de la République, alors même qu’il avait été désavoué par le vote des Français, Mitterrand a d’une certaine façon trahi l’esprit de la Constitution même si la lettre, elle, ne disait rien quant à une cohabitation. Le général de Gaulle avait failli jeter l’éponge en 1965, alors qu’il avait simplement été mis en ballottage au soir du premier tour. C’est dire si une défaite aux élections législatives lui serait apparue comme un désaveu tel qu’il n’aurait pas imaginé se maintenir au pouvoir. En cela, de Gaulle, contrairement à François Mitterrand, était bien plus attaché au régime plébiscitaire qu’à l’idéal monarchiste qui lui fut souvent reproché. Le deuxième coup fut évidemment la décision, adoptée par référendum il est vrai, de remplacer le septennat par un quinquennat. Le septennat, imaginé à une époque où la France hésitait entre république et monarchie, avait offert, pendant plus d’un siècle, à la fonction présidentielle une durée qui lui donnait la possibilité de se détacher de l’urgence politique. Le septennat était donc, en cela, parfaitement adapté aux institutions de la Ve République, qui réservaient au chef de l’État non pas le soin de gouverner mais celui de dessiner la vision de son gouvernement. Aujourd’hui, le mandat présidentiel réduit à un quinquennat oblige celui qui occupe la fonction à agir comme un premier ministre anglo-saxon, tout en conservant la distance d’un arbitre placé au-dessus de la mêlée. Exercice parfaitement contradictoire et donc impossible. Enfin le dernier coup est venu, non pas de ceux qui exerçaient le pouvoir exécutif ou législatif mais des partis politiques eux-mêmes. Il a pour nom la primaire. Cette nouveauté venue d’outre-Atlantique a aujourd’hui été adoptée par les deux premiers partis de gouvernement et, comme l’adoption du quinquennat, elle a reçu le soutien des médias comme de l’opinion. À ce titre, elle est définitivement installée mais il n’en demeure pas moins qu’en créant un premier filtre entre le peuple et les candidats à la présidence de la République, elle est contraire à l’esprit de 1958. Revanche posthume de la IVe République ?

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Le maïs qui rend fou

La critique du capitalisme et la recherche d’une alternative sociale et écologique entraînent, en France, une opposition systématique à la culture des OGM (organismes génétiquement modifiés). Le choix de ce refus semble aller de soi sur la base d’une accumulation d’arguments d’ordre sanitaire, écologique, philosophique ou économique : un entassement qui, pris en un tout, pourrait tenter de nous convaincre, mais dont les scientifiques réfutent, un par un, le fondement. La culture des plantes transgéniques ne présente apparemment pas plus de risques environnementaux et pour la santé que les récoltes conventionnelles. Ce n’est pas moi qui le dis mais un épais rapport de l’Académie américaine des sciences, paru il y a quelques jours. Après avoir épluché un grand nombre d’études, la cinquantaine de scientifiques consultés par l’Académie conclut « qu’il est difficile désormais de faire la distinction entre les nouvelles technologies d’ingénierie génétiques, développées initialement dans les années 1970, et les méthodes conventionnelles de culture ». Ces experts ont analysé près de 900 publications sur le développement, l’utilisation et les effets obtenus par manipulation génétique du maïs, du soja et du coton, qui comptent pour quasiment la totalité des cultures OGM commercialisées. Dans le monde, ce sont 12 % des terres agricoles qui sont concernées. Ce rapport se veut impartial et rassurant. Ces scientifiques établissent le fait que l’on ne peut révéler aucun lien entre la consommation de produits OGM (soja, maïs, pommes et pommes de terre) et certaines maladies chroniques. Au contraire, le rapport pointe le fait que les récoltes OGM résistantes aux insectes sont bienfaisantes en permettant de réduire l’usage des insecticides. De plus, certaines de ces cultures sont conçues pour être bénéfiques à la santé humaine. Force est de constater qu’à ce jour, ces plantes modifiées n’ont intoxiqué que les esprits des consommateurs. Il est donc temps de nous battre pour la liberté de la recherche et contre l’obscurantisme vert. Si les experts font preuve d’incompétence ou de malversation, il faut en changer. Dans le cas contraire, il faut les laisser faire leur travail en paix. C’est ainsi que fonctionne la démocratie. Gardons notre énergie pour une réelle défense de l’environnement !

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Pression anti-citoyenne

Lundi dernier, j’ai assisté à un séminaire économique à Milan en Italie. Et à l’occasion d’un dîner, j’ai eu un tête-à-tête très intéressant avec certains participants. L’un d’entre eux a notamment illustré très simplement pourquoi les groupes d‘intérêt réussissent le plus souvent à remplir leurs objectifs, et ce souvent au détriment de l’intérêt général. Et je dois dire que je partageais absolument son point de vue sur cette question. Ces groupes d’influence sont selon moi désastreux, et notre société ne pourra aller bien tant qu’il leur sera permis de sévir. Ils se distinguent en effet par le fait qu’ils représentent eux-mêmes et non pas toute la société. Pendant leurs tractations avec l’Etat pour obtenir telle subvention ou telle taxe sur la concurrence, ils garantissent donc les intérêts qui sont les leurs, même si c’est aux dépens de ceux de l’ensemble de la société. Et ce problème est loin d’être négligeable, car ils pèsent souvent de manière abusive sur les initiatives de l’Etat. Les groupes de pression sont en effet bien mieux organisés et leurs intérêts sont de fait bien mieux représentés que ceux du reste de la société. Ils réussissent davantage à imposer leurs demandes particulières, et ce même si celles-ci sont contraires à l’intérêt de tous. Et le problème est de taille au vu du nombre de ces groupes. Les lobbies sont en effet très variés, et cela va du syndicat des avocats à celui des conducteurs de train. Chacun de ces groupes, lorsqu’il a quelque chose à gagner lors d’un projet politique, n’hésite jamais à interpeller les médias pour ce faire entendre. Alors que dans le même temps, un groupe moins organisé dont chaque membre a individuellement peu à gagner ou à perdre suite à cette même mesure obtiendra bien moins d’attention de la part des médias. Or, ce groupe moins organisé, c’est le peuple lui-même : le citoyen se rassemble bien moins souvent et moins facilement pour se faire entendre et imposer ses vues. Tout ça fait qu’au final, chaque groupe d’intérêt parvient assez aisément à obtenir des avantages, avantages qui plus est financés… par le citoyen contribuable. Ce séminaire m’a en tout cas enchanté, notamment pour son organisation très pro. Voilà le site de l’agence qui l’a goupillé, si vous voulez en savoir plus. Allez sur le site de l’organisateur : http://www.seminaireitalie.com

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La poupée terroriste

L’utilisation d’outils ludiques pour «éduquer» les petits Palestiniens à la violence et à la haine contre les juifs n’est pas nouvelle. Le Guardian se fait l’écho d’une découverte déplaisante faite par les douanes israéliennes mercredi 9 décembre dans le port d’Haïfa, dans le nord du pays. Dans deux containers, cachées derrière d’autres articles, gisaient 4.000 poupées à l’effigie de lanceurs de pierres palestiniens. Ces miniatures étaient toutes revêtues uniformément du même keffieh noir et blanc emblématique et portaient près du cou une de ces deux inscriptions en arabe: «Jérusalem est à nous!» ou «Jérusalem, nous voilà!». Et, dans un poing levé vers le ciel, une forme gris sombre ressemblant fortement à une pierre. La ministre déléguée aux Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, connue pour ses opinions très dures sur la question palestinienne, a déclaré que cette marchandise était destinée aux territoires de l’Autorité palestinienne, ou État de Palestine (bien que, comme le rappelle le journal britannique, il n’existe pour le moment aucune certitude sur les destinataires), où elles devaient être utilisées pour «empoisonner» le cerveau des jeunes Palestiniens. La femme politique a l’intention d’en envoyer des exemplaires dans les délégations diplomatiques israéliennes «afin de montrer aux pays versant des fonds à l’Autorité palestinienne qu’à moins d’un changement spectaculaire dans le système éducatif palestinien aucun dialogue avec [leurs] voisins ne [leur] semblera possible.» Selon une experte interrogée par le site The Daily Beast à la suite de cette affaire, ces poupées à l’image de lanceurs de pierres sont une étrangeté dans le régime palestinien. Mia Bloom enseigne à l’université de Georgie et a co-écrit un livre à paraître: Small arms: children and terrorism (en français, Les petites armes: les enfants et le terrorisme). Elle a cependant observé que, plus généralement, l’utilisation d’outils ludiques pour «éduquer» les petits Palestiniens à la violence et à la haine contre les juifs n’est pas nouvelle. Ainsi, la chaîna Al-Aqsa, réputée proche du Hamas, a popularisé un personnage aux airs de Mickey, Farfour. On peut le voir apprendre de son grand-père qu’il est «l’ange gardien» du territoire de Palestine face aux Israéliens et à la mort de celui-ci déplorer: «Je ne sais pas comment libérer ce pays de la souillure des juifs criminels et voleurs!» Une façon, explique la spécialiste, de déshumaniser au plus tôt la population hébreu auprès du peuple arabe et de banaliser les actions violentes.

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Après la déroute électorale, la déroute financière

Débandade électorale, débandade financière. Après avoir connu des scores faibles lors des élections régionales de décembre, le Parti communiste, Europe Ecologie-Les Verts et le Parti de gauche ont confié mercredi subir une baisse importante dans le nombre de leurs élus et donc une baisse de leur revenus. Pour le Parti communiste, le nombre d’élus régionaux est passé de 100 en 2010 à 29; chez les écologistes, de 265 à 66. Plusieurs de leurs listes n’ont pas atteint la barre des 5% des suffrages au premier tour, synonymes de remboursement des frais de campagne. « Il va falloir baisser les dépenses et adapter notre niveau de vie », a souligné David Cormand, numéro 2 d’EELV, dont le parti est endetté à hauteur d’1,5 million.. Il a rappelé que le siège du parti dans le Xe arrondissement de Paris, surnommé La Chocolaterie, était en vente pour 3,5 millions d’euros. De plus, le parti dirigé par Emmanuelle Cosse va perdre l’argent que leur transmettait chaque mois les conseilleurs régionaux. Traditionnellement, ces élus versaient entre 150 et 250 euros pas mois au parti. Concernant le Parti de gauche est passé de 15 à 7 élus et d’un ancrage dans une quinzaine de régions (ancien découpage) à une présence dans trois seulement, Rhône-Alpes-Auvergne, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et Ile-de-France. Ça ne met pas le parti en difficulté car nous avions accepté de ne prendre aucune tête de liste et la règle veut que ce soit la tête de liste qui emprunte pour la campagne avec la garantie de son parti »précise Eric Coquerel.

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Dogfight à Saint-Estèphe

Le mois dernier, en bouinant sur internet, j’ai découvert qu’on pouvait réaliser une expérience incroyable : vivre un véritable dogfight, et ce sans même avoir son PPL ! La tentation était trop grande, surtout pour quelqu’un qui a passé des heures sur Dogfight 1942. Je n’ai pas résisté. Et c’est ainsi que, la semaine dernière, j’ai embarqué pour un véritable combat aérien dans le ciel de Saint-Estèphe. Et vous savez quoi ? Je n’ai pas eu à le regretter : c’était tout simplement grandiose ! Difficile de dépeindre une journée comme celle-là, mais je vais quand même essayer. Le matin, j’ai commencé par découvrir les bases du pilotage. Comme mon expérience dans le domaine se résumait au jeu vidéo, j’avais beaucoup à apprendre, mais heureusement, mon instructeur était clair dans ses explications. En début d’après-midi, enfin, le moment est venu de passer à l’action. Un peu nerveux, j’ai grimpé à bord du biplan et nous avons décollé. Alors, concrètement, comment ça se passe ? Imaginez-vous un laser game géant à bord d’un appareil que vous dirigez vous-mêmes, tandis qu’un autre client commande l’appareil adverse. Votre instructeur, qui se trouve être un ancien pilote de chasse de l’armée de l’air qui a participé à des combats aériens en conditions réelles, est à l’arrière. Il procède au décollage puis vous laisse graduellement aux commandes. Vous apprenez ainsi à vous déplacer, mais également à prendre en chasse l’appareil ennemi pour lui tirer dessus dès que vous l’avez dans le viseur. Et lorsque vous mettez dans le mille après plusieurs minutes de chasse et de tirs manqués, l’appareil abattu déclenche des fumigènes et laisse échapper une traînée de fumée ! C’est tellement saisissant qu’on en oublie rapidement qu’il ne s’agit que d’un jeu ! C’est la seule expérience de ce type en Europe, d’après ce que m’a dit mon co-pilote. Si vous habitez du côté de St-Estèphe, je vous le dis : c’est une expérience à faire absolument, à vivre au moins une fois dans sa vie ! Je vous mets un lien vers le site où j’ai déniché toutes les infos, si le coeur vous en dit ! Mais mieux vaut qu’il soit bien accroché ! Pour plus d’informations, allez sur le site qui propose cette expérience de combat aérien.

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Pouvons-nous être ce que nous devons?

Nous le pouvons, répondront-ils, si nous comprenons et désirons le meilleur.—Et si nous ne le comprenons pas ou ne le désirons pas?—Alors nous ne le ferons pas; mais il en est de même dans l’hypothèse de la liberté: point de détermination libre au bien universel sans la pensée et le désir de ce bien.—Ce sont là seulement deux des conditions, mais qui ne suffisent pas, qui n’expliquent pas tout, qui peut-être même sont des effets et non des causes.—Pour nous, elles sont les seules causes, voilà la différence.—Cette différence est grave; nous considérons, nous, l’intelligence et le désir comme n’étant pas le moi, mais une action du dehors sur le moi; dès lors une chose qui dépend de notre intelligence et de notre désir ne dépend pas du moi: elle peut encore se réaliser, elle peut être, mais ce n’est pas nous qui pouvons la réaliser; de même, elle doit être, mais ce n’est pas nous qui devons la faire.—C’est que, sous la pensée et le désir, vous supposez toujours un troisième personnage, le moi libre, qui est en question. Pour nous, le moi étant le désir même, qui enveloppe la pensée, ce qui dépend du désir dépend du moi.—Mais le désir lui-même, conséquemment le moi, dépend de conditions extérieures, qui à leur tour dépendent d’autres conditions, et ainsi de suite. Dire que nos actions dépendent de nos désirs, c’est dire qu’elles dépendent, en fait, non de notre indépendance, mais de notre dépendance même. Donc, quelque belle que puisse encore être la morale dans votre hypothèse déterministe, les conditions de son accomplissement ne sauraient être en nous que si elles y ont été mises du dehors. A vous de les mettre en moi, en persuadant ma raison et en touchant mon cœur; à un autre de les mettre en vous. Nous nous renverrons ainsi la tâche les uns aux autres, et avec la tâche le devoir; notre activité pratique sera, sinon détruite, du moins diminuée. Telle est donc la difficulté à laquelle semble aboutir actuellement le problème: le suprême idéal de la société universelle, qui offrirait chez l’individu, outre son caractère intelligible et désirable, un caractère d’indépendance et de spontanéité seul vraiment moral, devrait être réalisé à la fois en nous et par nous, en vue de tous; mais, dans l’hypothèse nécessitaire, il semble que cette réalisation peut avoir lieu en nous, non définitivement par nous; elle peut être produite par une action des hommes ou des choses sur notre intelligence et notre désir, non par une action dont il y aurait en nous-mêmes quelque cause initiale et indépendante. D’accord sur la fin suprême de la morale et de la sociologie, et aussi sur les moyens intermédiaires, les deux systèmes semblent enfin se séparer sur la puissance initiale, qui dans un cas nous est supposée propre et dans l’autre étrangère. Ils admettent en commun tout ce qui, dans la science morale et dans la pratique morale, n’est pas la moralité même en son principe; car la moralité essentielle, en son idéal, ne serait pas seulement connaissance reçue et bonheur reçu par nécessité: elle serait don libre de soi à tous.

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