J’ai survolé Avignon…

On a parfois tellement le nez sur une chose qu’on finit par ne plus la voir. Regardez le monde. On le parcourt chaque jour, et ce n’est en fait qu’un décor sans grand intérêt. Mais je crois que quelquefois se souvenir. Ce que j’ai fait le week-end dernier, grâce à un baptême de l’air en hélico à Avignon. Dans le pas Keating, je me suis élevé pour contempler notre belle planète sous un autre angle. Et là-haut, j’ai pu voir de beaux paysages extraordinaires. Mais le vol s’est révélé être beaucoup plus que cela. Son plus grand intérêt était d’après moi dans le changement de perspective, physique mais aussi intellectuel. Dans la vie de tous les jours, on peut avoir l’impression que l’humanité représente tout, et que nous sommes très important. Cependant, il suffit de contempler le monde d’en haut pour prendre beaucoup de recul. Un vol à bord d’un hélicoptère n’a pas grand-chose à voir avec un vol en avion. Les sensations qu’offrent ces deux types de vol sont très différentes. L’hélico n’a pas besoin de piste : le décollage est donc quasiment indiscernable. Mais une fois dans les airs, les sensations sont plus vigoureuses que dans un avion : comme il pique du nez pour aller de l’avant, et l’on ressent de manière physique chaque mouvement de l’appareil. Pour autant, rien de douloureux ni de particulièrement effrayant : c’est seulement insolite.
A quelques centaines de mètres d’altitude, la ville n’est qu’une simple tache sur le tissu de la terre. J’ai réalisé que toutes ces choses qui agrémentent notre quotidien n’est en définitive qu’un grain de poussière dans l’immensité du monde. Et que nous ne sommes nous-mêmes que des grains de poussière, vivant le temps d’une nano-seconde au regard de l’univers. C’est quelque chose que je savais déjà, évidemment, mais on peut difficilement comparer le fait de le comprendre et le fait de l’éprouver sont deux choses très distinctes. La science a démontré depuis longtemps que l’être humain n’est pas au centre de l’univers. Mais au quotidien, nous avons le sentiment d’être le centre de tout. C’est une incroyable expérience que de quitter son nombril des yeux et de prendre conscience de la grandeur du monde. Si vous en avez un jour la possibilité, je vous conseille vivement de faire ce baptême de l’air en hélicoptère. Je vous mets le lien mon baptême, pour ceux qui veulent s’envoyer en l’air, je mets en lien mon baptême. A lire sur le site internet de ce de baptême en hélicoptère à Avignon.

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Mourrir de rire?

Alors que le monde entier fête le rire ce dimanche 7 mai, beaucoup ignorent que derrière l’expression « mourir de rire » se cache une réalité moins drôle. Bien sûr, le rire est bon pour la santé, excellent pour les voies respiratoires, pour la digestion, pour l’humeur ou encore contre la douleur mais le rire a aussi son côté obscur. Que risque-t-on à trop rire? Le rire « n’est pas seulement bon pour la santé » mettent en garde des chercheurs anglais qui ont signé une étude sur le sujet en décembre 2013. Cette étude parue dans le British Medical Journal (BMJ) cite par exemple le cas d’une femme atteinte d’une malformation cardiaque et qui est morte après trois minutes de rire ininterrompu. Des personnes ont aussi avalé des objets lorsqu’ils voulaient reprendre leur souffle, d’autres se sont disloqués la mâchoire. Le rire peut être aussi un vecteur de transmission de maladie infectieuse selon ces chercheurs du City Hospital Birmingham. Si les chercheurs anglais se sont cantonnés aux dangers banals du rire, un neurologue français, Patrick Verstichel a vu passer un cas digne d’un épisode de la série Docteur House. « Je me souviendrai toujours d’un de mes patients que tout faisait rire » explique-t-il dans la revue Cerveau & Psycho en 2008. Ce patient qui ne semblait pas être en mauvaise santé ne pouvait s’empêcher d’être hilare en permanence. En cause, une lésion cérébrale. « Qu’on lui demande son lieu de naissance, il est pris d’un fou rire, les larmes lui montent aux yeux, il étouffe pratiquement sous les hoquets, incapable bien sûr de répondre », raconte encore le neurologue. Après un scanner, le spécialiste va découvrir une lésion localisée dans le lobe frontal droit du cerveau de ce patient, doublé d’un œdème qui comprime son cerveau. Cette lésion s’était formée à cause d’une dent infectée non soignée. Les bactéries se sont progressivement propagées au cerveau et ont proliféré. Résultat, crise de rire. Après l’opération, en revanche, le patient n’avait plus le cœur à rire, un mal profond le rongeait, la dépression.

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Les onze jours où Mohamed Merah a fait basculer la France dans l’horreur

Il y a cinq ans, la France découvrait avec effroi le visage de Mohamed Merah. Du 11 au 22 mars 2012, la tête camouflée sous un casque de motard, le Toulousain semait la terreur à bord d’un puissant scooter, prenant d’abord pour cibles des militaires puis à la communauté juive. À Toulouse et Montauban, le jeune homme qui se proclamait «combattant d’al-Qaida» tuera sept personnes au nom du djihad – trois soldats, trois écoliers et un enseignant -, avant d’être tué. «L’attentat a été le prélude à une horreur nationale», rappelle le rabbin de Toulouse, Harold Avraham Weill, estimant qu’il y a «clairement eu un avant et un après 19 mars». Une date qui fait référence à l’attaque contre l’école Ozar Hatorah. C’est ce jour que les autorités ont choisi pour commémorer le cinquième anniversaire des attentats. «Frappée par le terrorisme islamiste, Toulouse se fait un devoir de se souvenir de ces vies fauchées par une haine aveugle», explique le maire Jean-Luc Moudenc (LR). Le Figaro retrace les onze jours qui ont fait basculer la France dans l’horreur. De Toulouse à Montauban, Mohamed Merah, djihadiste passé par le Pakistan, en Afghanistan ou encore en Syrie, aura déjoué les plans des services antiterroristes.

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Hospitalisés à l’hôtel

Le concept des hôtels-patients est déjà largement répandu aux USA et dans le Nord de l’Europe. La France pourrait se lancer dans l’aventure prochainement, puisque les autorités de santé viennent de définir les critères d’éligibilité des futurs hôtels-patients. Une autre façon d’envisager le séjour à l’hôpital ! Ce concept, né aux USA et dans le Nord de l’Europe, se propage progressivement. En Suisse, le premier hôtel-patients a ouvert ses portes en 2016 à Lausanne et accueille plusieurs catégories de patients : Des patients autonomes dans leurs activités quotidiennes, mais nécessitants des soins ou des examens, dispensés ou organisés par l’hôtel-patients en lien avec l’hôpital ; Des patients et leurs familles avant une intervention chirurgicale ; Des patients ayant reçu des soins en hôpital de jour ; Des proches de patients hospitalisés, pour qu’ils puissent les accompagner au plus près. Situé à proximité immédiate du Centre Hospitalier Universitaire, du personnel soignant est présent 24heures/24 et 7jours/7 dans l’établissement. La sécurité des patients est assurée par un bracelet d’alarme à déclencher en cas d’urgence. Ces derniers restent d’ailleurs sous la responsabilité des équipes médicales hospitalières pendant toute la durée de leur séjour. Les patients bénéficient à la fois de prestations hôtelières, dignes d’un hôtel 3 étoiles, et d’un suivi médical hospitalier. Cet hôtel est géré par une entreprise entièrement privée, qui collabore étroitement avec l’établissement hospitalier. Quels sont les avantages d’un hôtel-patients ? Selon les spécialistes, ils sont nombreux, avec des bénéfices à la fois pour les patients et les équipes médicales : La libération de lits dans les services hospitaliers, pour les réserver à des cas plus graves ; Une amélioration de la qualité des courts séjours hospitaliers, ce qui réduit les conséquences sur la santé du patient, par exemple en termes d’autonomie, d’alimentation ou de risques d’infections nosocomiales (infections contractées à l’hôpital) ; Une meilleure intégration de l’entourage dans la prise en charge médicale des patients ; Une surveillance renforcée des patients après des soins ou une intervention ambulatoire. Pour lancer l’expérimentation, la Haute Autorité de Santé a récemment publié les critères d’éligibilité ou de sélection des patients, qui pourraient bénéficier d’un tel dispositif. Entrent ainsi en ligne de compte plusieurs facteurs : Le parcours de soin du patient ; Des critères médicaux (autonomie, risque contagieux, trouble mental), mais aussi sociaux ; L’éloignement entre la résidence principale du patient et l’établissement hospitalier ; Le consentement libre et éclairé du patient. Cet hébergement temporaire non médicalisé, à proximité directe des établissements hospitaliers, pourrait être particulièrement intéressant dans les contextes, qui ne nécessitent pas systématiquement une hospitalisation, tels que : La réalisation d’un examen médical en ambulatoire (la veille et le lendemain) ; Une séance de chimiothérapie (le lendemain) ; Une intervention chirurgicale en hôpital de jour (la veille et le lendemain) ; Une fin de grossesse à risque, lorsque le domicile de la patiente est éloigné de la maternité ; La veille d’une césarienne programmée. A la différence de l’exemple suisse, la France a opté pour des hôtels-patients totalement dépourvus de soin ou de surveillance médicale, et sans présence de personnel soignant. La durée du séjour ne serait en théorie pas limitée, mais adaptée aux besoins de chaque patient. Le coût de cet hébergement pourrait à terme être pris en charge par l’Assurance Maladie et/ou les complémentaires santés, s’il est justifié et prescrit médicalement. En revanche, il sera à la charge du patient, s’il le choisit par confort personnel. Des hôtels-patients pourraient progressivement voir le jour un peu partout en France. L’occasion d’aborder différemment un court séjour à l’hôpital. A lire sur Les plus beaux hôtels du monde.

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L’ordinateur quantique

La nouvelle génération d’ordinateurs basée sur des microparticules pointe déjà le bout de son nez. De quoi faire à nouveau exploser la puissance de calcul. Imaginez un ordinateur si puissant qu’il pourrait réaliser, en un clin d’oeil, autant de calculs qu’un ordinateur traditionnel en dix mille ans. Pour la plupart des scientifiques, ce monstre de puissance n’existe pas encore. Les experts de D-Wave, une société canadienne dans laquelle Google a investi, affirment pourtant l’avoir mis au point. Ils l’auraient même déjà vendu à plusieurs grosses sociétés américaines, comme Amazon ou Lockheed Martin.  La particularité de cette machine à calculer hors pair qui ressemble à une énorme boîte noire? C’est un ordinateur quantique, c’est-à-dire un ordinateur de nouvelle génération, qui n’a plus rien à voir avec nos vieilles bécanes de bureau. Jusqu’ici, les ordinateurs fonctionnaient avec des transistors qui s’allument et qui s’éteignent. Ces transistors servaient de base au codage de l’information sous forme de 0 et de 1.  Mais, avec l’ordinateur quantique, tout change. Ce sont désormais des microparticules, telles que les photons et les électrons, qui se chargent de faire circuler l’information. Ces particules invisibles à l’oeil nu ont de bien étranges propriétés: elles peuvent être dans deux endroits ou dans deux états différents (0 et 1) à la fois.  Elles peuvent aussi interagir (entre elles) à distance. Contrôler ces particules est un défi mais, grâce à elles, on peut, en théorie, démultiplier la puissance de calcul, ouvrant ainsi de nombreux champs d’application. « Avec l’ordinateur quantique, on peut imaginer que l’on va pouvoir modéliser le cerveau humain ou le comportement des atomes. On pourra aussi analyser les planètes lointaines, ou prévoir une averse bien avant qu’elle n’arrive. La cryptographie va être chamboulée elle aussi puisque, avec un ordinateur quantique, on peut ‘craquer’ tous les systèmes de cryptage actuels. Enfin, l’ordinateur quantique permettra d’accélérer les progrès en intelligence artificielle », explique Xavier Vasques, directeur technique chez IBM Systems France. A condition, bien sûr, d’aligner suffisamment de qubits (l’équivalent des bits sur les anciens ordinateurs), c’est-à-dire d’avoir une taille suffisante pour traiter beaucoup d’informations.  Or c’est justement là-dessus que de nombreux experts travaillent. « Pour l’instant, on n’arrive à faire que des petits ordinateurs quantiques de 10 à 20 qubits », assure Frédéric Magniez, de l’Institut de recherche en informatique fondamentale (Irif). Cela exige de travailler à très basse température, d’isoler les particules, car elles sont très sensibles aux radiations… D-Wave, de son côté, assure déjà avoir atteint 1000 qubits. Beaucoup d’experts restent donc sceptiques.   Mais, qu’ils soient vrais ou pas, les progrès de D-Wave ont le mérite d’avoir créé un électrochoc. « Depuis quelques mois, les scientifiques ouvrent de nouvelles brèches », confirme Frédéric Magniez. L’ordinateur quantique n’est plus simplement une théorie, constate l’expert. Il est bel et bien en train de prendre forme.

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A San Fran

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Internet et la fin du monde

En général, on se demande si nous survivrions à la disparition d’Internet (or c’est vraiment trop XXe siècle comme question…). Heureusement, Paul Jorion, dans son livre « Le dernier qui part éteint la lumière », nous invite à nous poser une autre question autrement excitante : dans le cas – très probable selon lui – où l’humanité s’éteindrait dans les décennies à venir, Internet nous survivrait-il ? Eh bien, je vais rassembler les hypothèses qu’ici ou là, des tarés d’internautes ont énoncées pour vous fournir la réponse la plus certaine. Donc , Internet survivrait-il à notre extinction ? Figurez-vous que la réponse n’est pas si simple. Car elle dépend de la nature même de l’apocalypse qui aura présidé à notre disparition. Ainsi devons-nous envisager différentes possibilités : disparaitrons-nous à cause d’une pandémie ? d’une éruption volcanique ? d’une catastrophe climatique ? d’un astéroïde ? ou d’une guerre nucléaire ? Ça n’est pas pareil. Pas du tout. Bon, étant donné la structure du réseau, qui est décentralisée, ne dépend pas d’une entreprise, d’un Etat ou d’un seul type d’installation, il y a des chances que le réseau survive – au moins en partie – à une destruction même massive de notre environnement. Souvenez-vous qu’Arpanet, l’ancêtre d’Internet a été conçu précisément pour résister à une attaque nucléaire. Par ailleurs, même en cas de destruction des infrastructures terrestres (câbles, fibres optique etc.) par une catastrophe climatique ou une éruption volcanique, les satellites pourraient continuer à nous fournir du réseau. Donc, en cas de disparition de l’humanité à cause d’une catastrophe matérielle, il suffirait que quelques points stratégiques aient été épargnés pour que des parties d’Internet fonctionne encore. En fait, et sur ce point tout le monde est d’accord, le problème est moins dans Internet lui-même, que dans sa source d’alimentation. Car dans bien des scénarios envisagées, les centrales électriques seraient atteintes, ainsi que le réseau électrique. Or, l’électricité est nécessaire au fonctionnement d’Internet. Au fonctionnement des ordinateurs, des serveurs (et notamment des 13 serveurs racines) et au fonctionnement de ces points d’échange qui interconnectent les réseaux et font d’internet un réseau de réseaux (sans points d’échanges, il n’y a que des intranets). Sans électricité, au bout de quelques jours, quand auraient cessé de fonctionner les générateurs de secours, quand ce seraient épuisées les batteries, les machines cesseraient de fonctionner. Dans le cas d’une pandémie, il faudrait attendre peut-être un peu plus longtemps, mais le réseau électrique ne survivrait pas longtemps sans les hommes et Internet s’éteindrait (il y a un même un internaute pour estimer cette durée à deux semaines maximum, je me demande comme il fait pour arriver à ce chiffre). Donc, dans tous les cas, Internet ne nous survivrait pas longtemps. Mais, il nous survivrait un peu, d’où une autre question : que serait Internet sans êtres humains ? Très belle question, qui me rappelle un peu celle qu’on se pose quand on commence la philosophie à l’entrée en terminale : quel bruit fait un arbre qui tombe quand il n’y a aucune oreille pour l’entendre ? Ainsi dans Internet, ce qui continuerait de vivre, ce serait ce qui est automatique. Les envois de mails automatiques, des mises à jour prévues, des rappels de dates (anniversaire des proches, rendez-vous pris très longtemps à l’avance) ; les robots de Google continueraient à scanner le Web, ceux de YouTube à traquer les contenus dérogeant aux droits d’auteurs, alors qu’il n’y a plus d’auteurs… Il y aurait un moment d’autonomie étrange, inutile, vide, puis Internet s’éteindrait. Mais il faut se poser une dernière question : imaginons l’humanité disparue, imaginons qu’Internet tourne quelques jours et s’arrête, est-ce que quelqu’un pourrait le remettre en marche ? (quand je dis « quelqu’un » je ne dis pas un être humain, mais un être intelligent venu d’ailleurs, bien sûr…). Eh bien on ne sait pas. Car, depuis qu’il a été créé, Internet ne s’est jamais arrêté complètement. On ne sait pas s’il pourrait redémarrer. Peut-être qu’Internet serait disparu à jamais. Pour l’éternité. Voilà, vous savez maintenant qu’Internet ne nous survivra pas. Et je suis heureux de vous annoncer que je viens de prononcer la première chronique de ma vie qui, par définition, ne pourra jamais être vérifiée, ni contredite, ce qui me met en joie.

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Le pilote était bourré

un pilote de la compagnie aérienne canadienne Sunwing a été arrêté samedi après avoir été retrouvé en état d’ébriété dans le Boeing 737 qu’il s’apprêtait à manoeuvrer au départ de l’aéroport de Calgary (Canada). Le pilote, âgé de 37 ans, a été retrouvé ivre dans le cockpit de l’avion qu’il devait piloter jusqu’à Cancun, au Mexique. Un avion à bord duquel se trouvaient 99 passagers et cinq autres membres d’équipage. Le drame a été évité de justesse. Peu avant le décollage, le personnel présent aux portes d’embarquement et les membres de l’équipage ont été alarmé, remarquant notamment que le pilote avait un « comportement étrange ». Celui-ci s’est ensuite évanoui dans le poste de pilotage. Le pilote a ensuite été « escorté hors de l’avion » puis « mis en garde à vue par la police de Calgary », selon un communiqué de la police. Les autorités ont rapporté que le pilote avait « plus de trois fois le taux d’alcool autorisé » dans le sang (qui est de 0.08% au Canada) lors de son arrestation. Le pilote a été notamment accusé d’avoir été aux commandes d’un avion avec une alcoolémie supérieure à la limite légale, et fait face à d’autres potentiels chefs d’accusation. Il risque notamment une interdiction définitive de piloter un engin aérien. Le vol a pu décoller par la suite avec un autre pilote aux commandes de l’appareil. Un pilote sobre cette fois-ci. Lire en détail sur http://www.pilotageavion.com

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Le souvenir de la Vème République

Bientôt 60 ans, pour un régime politique, ce n’est pas rien. Mais nos institutions ont souffert et l’esprit de la Constitution de 1958 s’est dégradé. La Ve République va sur ses 60 ans et pourra bientôt prétendre rivaliser en longévité avec cette bonne IIIe République qui, selon la date de naissance que les historiens choisissent de lui donner, a vécu près de 70 ans. Un régime politique qui doit bientôt fêter la soixantaine, ce n’est pas rien pour un pays comme la France qui a connu au XIXe siècle une instabilité institutionnelle chronique. Notre Ve République, qui est en réalité bien plus inspirée des institutions de la monarchie de Juillet, à laquelle elle emprunte son parlementarisme, et du second Empire, dont elle a imité, au grand dam de l’auteur, le système plébiscitaire du coup d’État permanent, aura donc duré bien plus longtemps que ces deux régimes additionnés. Pour autant, que reste-t-il aujourd’hui du régime voulu par le général de Gaulle et adopté, non pas par une Assemblée constituante mais par référendum ? Trois coups mortels ont été, à mon sens, portés depuis trente ans à nos institutions. Le premier fut la cohabitation, imposée par François Mitterrand et curieusement théorisée par Raymond Barre. En restant président de la République, alors même qu’il avait été désavoué par le vote des Français, Mitterrand a d’une certaine façon trahi l’esprit de la Constitution même si la lettre, elle, ne disait rien quant à une cohabitation. Le général de Gaulle avait failli jeter l’éponge en 1965, alors qu’il avait simplement été mis en ballottage au soir du premier tour. C’est dire si une défaite aux élections législatives lui serait apparue comme un désaveu tel qu’il n’aurait pas imaginé se maintenir au pouvoir. En cela, de Gaulle, contrairement à François Mitterrand, était bien plus attaché au régime plébiscitaire qu’à l’idéal monarchiste qui lui fut souvent reproché. Le deuxième coup fut évidemment la décision, adoptée par référendum il est vrai, de remplacer le septennat par un quinquennat. Le septennat, imaginé à une époque où la France hésitait entre république et monarchie, avait offert, pendant plus d’un siècle, à la fonction présidentielle une durée qui lui donnait la possibilité de se détacher de l’urgence politique. Le septennat était donc, en cela, parfaitement adapté aux institutions de la Ve République, qui réservaient au chef de l’État non pas le soin de gouverner mais celui de dessiner la vision de son gouvernement. Aujourd’hui, le mandat présidentiel réduit à un quinquennat oblige celui qui occupe la fonction à agir comme un premier ministre anglo-saxon, tout en conservant la distance d’un arbitre placé au-dessus de la mêlée. Exercice parfaitement contradictoire et donc impossible. Enfin le dernier coup est venu, non pas de ceux qui exerçaient le pouvoir exécutif ou législatif mais des partis politiques eux-mêmes. Il a pour nom la primaire. Cette nouveauté venue d’outre-Atlantique a aujourd’hui été adoptée par les deux premiers partis de gouvernement et, comme l’adoption du quinquennat, elle a reçu le soutien des médias comme de l’opinion. À ce titre, elle est définitivement installée mais il n’en demeure pas moins qu’en créant un premier filtre entre le peuple et les candidats à la présidence de la République, elle est contraire à l’esprit de 1958. Revanche posthume de la IVe République ?

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Le maïs qui rend fou

La critique du capitalisme et la recherche d’une alternative sociale et écologique entraînent, en France, une opposition systématique à la culture des OGM (organismes génétiquement modifiés). Le choix de ce refus semble aller de soi sur la base d’une accumulation d’arguments d’ordre sanitaire, écologique, philosophique ou économique : un entassement qui, pris en un tout, pourrait tenter de nous convaincre, mais dont les scientifiques réfutent, un par un, le fondement. La culture des plantes transgéniques ne présente apparemment pas plus de risques environnementaux et pour la santé que les récoltes conventionnelles. Ce n’est pas moi qui le dis mais un épais rapport de l’Académie américaine des sciences, paru il y a quelques jours. Après avoir épluché un grand nombre d’études, la cinquantaine de scientifiques consultés par l’Académie conclut « qu’il est difficile désormais de faire la distinction entre les nouvelles technologies d’ingénierie génétiques, développées initialement dans les années 1970, et les méthodes conventionnelles de culture ». Ces experts ont analysé près de 900 publications sur le développement, l’utilisation et les effets obtenus par manipulation génétique du maïs, du soja et du coton, qui comptent pour quasiment la totalité des cultures OGM commercialisées. Dans le monde, ce sont 12 % des terres agricoles qui sont concernées. Ce rapport se veut impartial et rassurant. Ces scientifiques établissent le fait que l’on ne peut révéler aucun lien entre la consommation de produits OGM (soja, maïs, pommes et pommes de terre) et certaines maladies chroniques. Au contraire, le rapport pointe le fait que les récoltes OGM résistantes aux insectes sont bienfaisantes en permettant de réduire l’usage des insecticides. De plus, certaines de ces cultures sont conçues pour être bénéfiques à la santé humaine. Force est de constater qu’à ce jour, ces plantes modifiées n’ont intoxiqué que les esprits des consommateurs. Il est donc temps de nous battre pour la liberté de la recherche et contre l’obscurantisme vert. Si les experts font preuve d’incompétence ou de malversation, il faut en changer. Dans le cas contraire, il faut les laisser faire leur travail en paix. C’est ainsi que fonctionne la démocratie. Gardons notre énergie pour une réelle défense de l’environnement !

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