Archive for politique

Qui était Socrate

On ne sait rien de Socrate, sinon qu’il est né à Athènes, qu’il a eu de nombreuses discussions publiques avec tout le monde dans les rues d’Athènes et qu’il est mort sous les Trente Tyrans. De ses idées, nous ne savons rien, parce qu’il n’a rien écrit, et parce que ses disciples étaient trop intelligents; en conséquence de quoi il est impossible de savoir si ce qu’ils ont dit était pensé par lui, avait vraiment été ses idées ou les leurs. Ce qui semble certain, c’est que ni Aristophane ni les juges du procès de Socrate ne furent complètement trompés en le considérant comme un sophiste; car il est parti d’eux. Il est vrai qu’il en est sorti par réaction, parce que, évidemment, leur scepticisme universel l’avait effrayé; mais il n’en était pas moins le résultat direct, car, comme eux, il était extrêmement méfiant des vieux systèmes philosophiques, et à ceux qui prétendent savoir tout ce qu’il opposait à une phrase probablement authentique: «Je sais que je ne sais rien; car, comme les sophistes, il voulait rappeler la philosophie à la terre du ciel, c’est-à-dire de la métaphysique à l’étude de l’homme, et rien d’autre; car, comme les sophistes, il confinait et bornait le champ à une sorte de modestie sévère et impérieuse qui n’en méprisait pas moins l’audace; car, enfin, comme les sophistes, mais en cela très semblable à beaucoup de philosophes précédant les sophistes, il n’avait qu’un respect très modéré et mitigé pour la religion de ses concitoyens.  D’après ce que nous savons de Socrate de Xénophon, sans doute le moins imaginatif de ses disciples, Socrate, comme les sophistes, réduisit la philosophie à l’étude de l’homme; mais sa grande et incomparable originalité résidait dans le fait que, tandis que les sophistes voulaient que l’homme étudiât pour être heureux, Socrate voulait qu’il étudie lui-même pour être moral, honnête et juste, sans aucun égard pour le bonheur. Pour Socrate, tout devait tendre vers la moralité, y contribuer et s’y subordonner comme but et but final. Il s’appliqua sans cesse, raconte Xénophon, pour examiner et déterminer ce qui est bien et mal, juste et injuste, sage et idiot, courageux et lâche, etc. Il s’appliqua sans cesse, rapporte Aristote – et là il était aussi un vrai professeur de la rhétorique comme de la moralité – bien définir et préciser le sens des mots pour ne pas se laisser rebuter par des termes vagues qui sont des illusions de la pensée, et discipliner rigoureusement son esprit pour en faire un organe de la constatation de la vérité.

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Le souvenir de la Vème République

Bientôt 60 ans, pour un régime politique, ce n’est pas rien. Mais nos institutions ont souffert et l’esprit de la Constitution de 1958 s’est dégradé. La Ve République va sur ses 60 ans et pourra bientôt prétendre rivaliser en longévité avec cette bonne IIIe République qui, selon la date de naissance que les historiens choisissent de lui donner, a vécu près de 70 ans. Un régime politique qui doit bientôt fêter la soixantaine, ce n’est pas rien pour un pays comme la France qui a connu au XIXe siècle une instabilité institutionnelle chronique. Notre Ve République, qui est en réalité bien plus inspirée des institutions de la monarchie de Juillet, à laquelle elle emprunte son parlementarisme, et du second Empire, dont elle a imité, au grand dam de l’auteur, le système plébiscitaire du coup d’État permanent, aura donc duré bien plus longtemps que ces deux régimes additionnés. Pour autant, que reste-t-il aujourd’hui du régime voulu par le général de Gaulle et adopté, non pas par une Assemblée constituante mais par référendum ? Trois coups mortels ont été, à mon sens, portés depuis trente ans à nos institutions. Le premier fut la cohabitation, imposée par François Mitterrand et curieusement théorisée par Raymond Barre. En restant président de la République, alors même qu’il avait été désavoué par le vote des Français, Mitterrand a d’une certaine façon trahi l’esprit de la Constitution même si la lettre, elle, ne disait rien quant à une cohabitation. Le général de Gaulle avait failli jeter l’éponge en 1965, alors qu’il avait simplement été mis en ballottage au soir du premier tour. C’est dire si une défaite aux élections législatives lui serait apparue comme un désaveu tel qu’il n’aurait pas imaginé se maintenir au pouvoir. En cela, de Gaulle, contrairement à François Mitterrand, était bien plus attaché au régime plébiscitaire qu’à l’idéal monarchiste qui lui fut souvent reproché. Le deuxième coup fut évidemment la décision, adoptée par référendum il est vrai, de remplacer le septennat par un quinquennat. Le septennat, imaginé à une époque où la France hésitait entre république et monarchie, avait offert, pendant plus d’un siècle, à la fonction présidentielle une durée qui lui donnait la possibilité de se détacher de l’urgence politique. Le septennat était donc, en cela, parfaitement adapté aux institutions de la Ve République, qui réservaient au chef de l’État non pas le soin de gouverner mais celui de dessiner la vision de son gouvernement. Aujourd’hui, le mandat présidentiel réduit à un quinquennat oblige celui qui occupe la fonction à agir comme un premier ministre anglo-saxon, tout en conservant la distance d’un arbitre placé au-dessus de la mêlée. Exercice parfaitement contradictoire et donc impossible. Enfin le dernier coup est venu, non pas de ceux qui exerçaient le pouvoir exécutif ou législatif mais des partis politiques eux-mêmes. Il a pour nom la primaire. Cette nouveauté venue d’outre-Atlantique a aujourd’hui été adoptée par les deux premiers partis de gouvernement et, comme l’adoption du quinquennat, elle a reçu le soutien des médias comme de l’opinion. À ce titre, elle est définitivement installée mais il n’en demeure pas moins qu’en créant un premier filtre entre le peuple et les candidats à la présidence de la République, elle est contraire à l’esprit de 1958. Revanche posthume de la IVe République ?

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Pouvons-nous être ce que nous devons?

Nous le pouvons, répondront-ils, si nous comprenons et désirons le meilleur.—Et si nous ne le comprenons pas ou ne le désirons pas?—Alors nous ne le ferons pas; mais il en est de même dans l’hypothèse de la liberté: point de détermination libre au bien universel sans la pensée et le désir de ce bien.—Ce sont là seulement deux des conditions, mais qui ne suffisent pas, qui n’expliquent pas tout, qui peut-être même sont des effets et non des causes.—Pour nous, elles sont les seules causes, voilà la différence.—Cette différence est grave; nous considérons, nous, l’intelligence et le désir comme n’étant pas le moi, mais une action du dehors sur le moi; dès lors une chose qui dépend de notre intelligence et de notre désir ne dépend pas du moi: elle peut encore se réaliser, elle peut être, mais ce n’est pas nous qui pouvons la réaliser; de même, elle doit être, mais ce n’est pas nous qui devons la faire.—C’est que, sous la pensée et le désir, vous supposez toujours un troisième personnage, le moi libre, qui est en question. Pour nous, le moi étant le désir même, qui enveloppe la pensée, ce qui dépend du désir dépend du moi.—Mais le désir lui-même, conséquemment le moi, dépend de conditions extérieures, qui à leur tour dépendent d’autres conditions, et ainsi de suite. Dire que nos actions dépendent de nos désirs, c’est dire qu’elles dépendent, en fait, non de notre indépendance, mais de notre dépendance même. Donc, quelque belle que puisse encore être la morale dans votre hypothèse déterministe, les conditions de son accomplissement ne sauraient être en nous que si elles y ont été mises du dehors. A vous de les mettre en moi, en persuadant ma raison et en touchant mon cœur; à un autre de les mettre en vous. Nous nous renverrons ainsi la tâche les uns aux autres, et avec la tâche le devoir; notre activité pratique sera, sinon détruite, du moins diminuée. Telle est donc la difficulté à laquelle semble aboutir actuellement le problème: le suprême idéal de la société universelle, qui offrirait chez l’individu, outre son caractère intelligible et désirable, un caractère d’indépendance et de spontanéité seul vraiment moral, devrait être réalisé à la fois en nous et par nous, en vue de tous; mais, dans l’hypothèse nécessitaire, il semble que cette réalisation peut avoir lieu en nous, non définitivement par nous; elle peut être produite par une action des hommes ou des choses sur notre intelligence et notre désir, non par une action dont il y aurait en nous-mêmes quelque cause initiale et indépendante. D’accord sur la fin suprême de la morale et de la sociologie, et aussi sur les moyens intermédiaires, les deux systèmes semblent enfin se séparer sur la puissance initiale, qui dans un cas nous est supposée propre et dans l’autre étrangère. Ils admettent en commun tout ce qui, dans la science morale et dans la pratique morale, n’est pas la moralité même en son principe; car la moralité essentielle, en son idéal, ne serait pas seulement connaissance reçue et bonheur reçu par nécessité: elle serait don libre de soi à tous.

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Réformer le code du travail

Selon un sondage CSA pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne, 6 français sur 10 seraient favorables à un allongement de la durée des contrats à durées déterminés (CDD).64% d’entre eux aimeraient une possibilité de renouvellement de CDD deux ou trois fois. 64% des français seraient favorables à un «allongement de la durée des CDD de 18 à 24 mois». C’est ce que dévoile un sondage CSA pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne, réalisé selon la méthode des quotas sur un échantillon de 1008 personnes âgées de 18 ans et plus. 33% y sont opposés et 3% ne se prononcent pas. Les jeunes âgés entre 18 et 24 ans y sont largement favorables (81%). Cette mesure plait à gauche comme à droite : 62 % pour les sympathisants de gauche et du Front national, 63% pour les militants MoDem et 66% pour les électeurs de droite. A nouveau 64% des français seraient favorables à une possibilité de renouvellement du CDD deux ou trois fois, alors qu’il n’est possible qu’une seule fois actuellement. 35% y sont opposés et 1% ne se prononce pas. Encore une fois, les 18-24 ans y sont largement favorables (73%). Cette mesure plait également à gauche comme à droite : 58 % pour les sympathisants de gauche, 63% pour ceux du Front national, 69% pour les militants de droite et 70% pour les électeurs du MoDem. 57% des français seraient favorables à un «plafonnement des indemnités de licenciement imposées par les prudhommes aux entreprises». 34% y sont opposés et 9% ne se prononcent pas. Une nouvelle fois, la tranche des 18-24 ans est la plus favorable (62%). Le meilleur pourcentage se retrouve chez les sympathisants de gauche (62%). Les militants du FN, du MoDem et de la droite approuvent respectivement à 55, 57 et 58%. 49% des français seraient favorables à un «allongement de la période d’essai pour les salariés en début de CDI». 48% y sont opposés et 3% ne se prononcent pas. Cette fois ci, les individus de 65 ans et plus approuvent en majorité, à 66%, et la mesure plait davantage aux électeurs du MoDem (63%) et de la droite (60%). Au Front national, 51% y sont favorables contre 42% à gauche. Enfin, les français sont moins conquis par la mesure de «la création d’un CDI avec facilité de licenciement» puisque l’idée séduit 45% des sondés. 52% y sont opposé et 3% ne se prononcent pas. Une nouvelle fois, les personnes de 65 ans et plus sont les plus favorables (52%). Enfin, l’idée séduit peu les électeurs de gauche (38%). Les militants du FN approuvent à 44% et ceux du MoDem et de la droite à 56%.

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Tout part de l’économie

Tous les problèmes sociétaux naissent du manque d’économie, et surtout de succès dans l’économie, thème où les politiques sont particulièrement incompétents. It’s the economy, stupid ! (“C’est l’économie, idiot !”). Cette phrase a été prononcée, en 1992, par James Carville, alors chargé de la stratégie de campagne de Bill Clinton. Avec cette formule, qui pose en filigrane la question de l’utilité de la politique, James Carville voulait ainsi expliquer que la plus brillante des idées politiques — ou d’ailleurs la plus sotte — ne ferait jamais le poids face aux résultats économiques que la population perçoit dans sa vie de tous les jours. C’est ce qui se passe aux États-Unis et au Royaume-Uni. Ces deux grandes puissances, aidées il est vrai par les politiques volontaristes de leurs banques centrales respectives, alignent depuis des mois des indicateurs économiques à faire pâlir d’envie bon nombre de pays dans le monde. Aux États-Unis, la richesse nationale a progressé de 2,2 % en 2014. Les esprits chagrins tempéreront en relevant que le chiffre est moins élevé que prévu. Qu’importe : de l’autre côté de l’Atlantique, 295 000 emplois ont été créés en février. Les États-Unis ont retrouvé le chemin du plein-emploi : le taux de chômage est de 5,5 % de la population active. Outre-Manche, les feux économiques sont également au vert, avec une croissance de 2,6 % en 2014 et un taux de chômage de 5,9 % à la fin décembre 2014. Est-ce que cela se retrouve dans la popularité des dirigeants politiques ? C’est plutôt le contraire. Les exécutifs de ces deux pays sont malmenés dans les sondages : Barack Obama serait le pire des présidents américains tandis que David Cameron ressort à égalité avec l’opposition travailliste pour les prochaines élections. Que les politiques se rassurent : leur divorce avec l’économique n’est pas définitif. Deux exemples démontrent que cette théorie n’a rien d’un postulat. En Allemagne, Angela Merkel peut s’enorgueillir de son bilan économique (croissance de 1,5 % en 2014 et chômage de 6,9 %, en baisse) ; la chancelière est par ailleurs plébiscitée dans les sondages par les habitants de son pays, mais aussi par les Français. Tiens, la France, justement, parlons-en. C’est tout l’inverse : jamais la défiance envers les politiques n’a été aussi forte mais jamais aussi la situation économique n’a été aussi catastrophique.

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Réalité du djihadisme

Mohammed Emwazi, alias “Jihadi John”, 27 ans, n’était pas un paria quand il est parti faire le djihad en Syrie. Apparu dans une vidéo, en août 2014, identifié grâce à son accent londonien et à des recoupements très fins, ce citoyen britannique d’origine koweïtienne devenu le tortionnaire en chef de l’État islamique était informaticien à Londres. Bien avant lui, la plupart des tueurs du 11 septembre 2001 aux États-Unis avaient suivi des études, comme Mohamed Belhoucine, l’ami de l’assassin de l’Hyper Cacher, comme ces excellents informaticiens entrés au service de la propagande islamiste pour lui donner une qualité qui étonne les spécialistes. Leur profil n’est pas si rare dans cette “armée” de 8 000 à 10 000 musulmans de naissance ou convertis d’Europe passés à l’islamisme radical. Leur aisance avec les nouvelles technologies montre qu’ils ont été bien formés dans leur société d’origine ou d’accueil. Ils n’ont pas toujours été des damnés de la terre. Une grande partie de nos élites intellectuelles peine à reconnaître cette réalité, comme si le sentiment religieux était incompatible avec l’évolution moderniste de nos sociétés. Cette cécité collective explique les dérives djihadistes par les seules inégalités sociales et par l’identité occidentale, supposée porteuse d’islamophobie et de racisme. Ce réductionnisme semble exonérer la religion — l’islam en l’occurrence — de toute responsabilité. Il gomme la force politique légitimée par une lecture littérale du Coran et des hadith (les faits et gestes du Prophète), matrice de la dérive fanatique observée de Mossoul à Paris, de Raqqa à Londres, des massacres au saccage de sites du patrimoine de l’humanité. Ceux qui acceptent de mourir et de supplicier des milliers d’innocents sont souvent en quête d’une spiritualité abandonnée ou moquée dans un Occident qui renie ses racines, en perte de mémoire, en quête d’identité. Comprendre et combattre ces islamistes nés et grandis chez nous oblige à une réflexion nouvelle, à droite comme à gauche, à cesser aussi de se mentir. Parler des “terroristes” ne suffit pas : ce sont aussi des “islamistes”. Quand on pleure des victimes “égyptiennes” ou “irakiennes”, il s’agit d’abord de “chrétiens”, égyptiens ou irakiens.

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Leader Price en colère

Les trois-quarts des salariés aubois des supermarchés Leader Price étaient en grève, samedi. En cause : des conditions de travail dégradées. Six grévistes sur huit aux Chartreux, douze sur seize à Pompidou, douze sur quatorze à Bar-sur-Seine », détaille Laurent Lemoult. Le délégué syndical CGT s’avouait plutôt satisfait de la mobilisation, samedi. Les trois-quarts des salariés aubois des supermarchés Leader Price étaient, samedi, en grève pour protester contre des conditions de travail jugées déplorables et contre des salaires tirés au forceps. Il s’agit des trois supermarchés aubois « intégrés » au groupe filiale du distributeur Casino, et non pas des deux supermarchés indépendants et sous franchise Leader Price installés à Aix-en-Othe et Troyes/Preize.

La coupe semble, en tout cas, bien pleine pour les salariés. « Les conditions de travail sont de plus en plus dégradées. On a d’abord un problème d’effectif : 240 emplois ont été supprimés en 2013 en France. Au niveau local, c’est pareil. Ici, à Pompidou, par exemple, on a trois personnes qui partent et qui ne sont pas remplacées, plus un congé maternité », explique Laurent Lemoult. « Sur les salaires, c’est le minimum avec le Smic à 1 150 €, des dimanches travaillés sans majoration ni repos compensateur… C’est aussi beaucoup de temps partiels de moins de trente heures. On fait partie du groupe Casino mais on a tous les inconvénients sans les avantages : on n’a ni la carte de réduction, ni la mutuelle, ni la prévoyance », ajoute le délégué syndical. L’encadrement du magasin du Leader Price du boulevard Pompidou, présent samedi matin, n’a pas souhaité s’exprimer sur ce mouvement de grève des salariés. Quant à la direction des ressources humaines du groupe, elle restait hier injoignable.

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La consolidation économique

Comme vous le savez peut-être à la lecture de mon blog, je suis dans le nord, et à proximité de la Belgique, qui est devenu l’eldorado pour tous les français. C’est notamment le thème qui a été mis en avant par une agence de développement économique, afin d’expliquer aux futurs locaux les avantages de la consolidation des comptes. Un séminaire tout en français dans le texte, pour des français, et par des français. Comme cela il n’y a pas d’équivoque, et Mr Hollande n’a qu’à être plus claire dans sa politique fiscale pour éviter l’hémorragie. Entrons dans le vif du sujet. La compétition économique peut déboucher sur la constitution d’un groupe qui
a pour but, à l’aide de moyens juridiques et de techniques financières, d’accéder à une organisation rationnelle, moins vulnérable, et plus performante. L’apparition de ces groupes se réalise autour d’une << unité de décision ›› dont vont dépendre un ensemble de sociétés juridiquement différentes, de taille et de complexité inégales : en regard de groupes complexes et multinationaux agissant par l’intermédiaire de réseaux de filiales – sous filiales – filiales mixtes – sociétés associées… existent des groupes familiaux cantonnés sur l’Hexagone autour d’une structure simple de quelques filiales détenues en direct par la société mère. Le principe de la consolidation des comptes dans ce contexte correspond à la nécessité de procurer une information interne et externe qui pallie l’insuffisance de celle fournie par les comptes sociaux individuels de la société mère et de chacune de ses filiales sur la structure financière et la rentabilité du groupe. Les dirigeants de l’entreprise attendent de la consolidation : – une compréhension de l’évolution globale du groupe : en tant que tel et par rapport à la concurrence, en termes de CA, bénéfice, investissements, situation financière ; – un outil de gestion des filiales: mise à disposition de bases homogènes pour la détermination d’objectifs et l’appréciation de la gestion, analyses comparatives quel que soit le lieu d’imp1antation ou le secteur d’activité, permettant une meilleure définition des grandes options du groupe, une recherche des meilleurs financements, et une répartition plus rationnelle des ressources disponibles. Les partenaires de l’entreprise sont également concernés : – les actionnaires y trouvent notamment le résultat net de l’ensemble économique, la CAF globale ou par action. Tout se jargon est un peu compliqué, mais heureusement il y a des conseillers qui sont là pour tout vous expliquer. C’est bien pratique. Et c’est mis en place par l’agence séminaire entreprise, qui fait plutôt bien son job.

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Quand la Catalogne sera indépendante

Barcelone a le vent en poupe, et notamment au niveau de l’indépendantisme. On le sait sans doute peut depuis la France, mais la région Catalane dispose d’une identité propre très forte. Et les envies d’indépendance sont très fortes. La preuve, les séminaires et colloques se succèdent toute l’année dans la ville pour sensibiliser à la fois la population locale, mais aussi le grand public, qu’un jour viendra où la Catalogne sera indépendante. Les historiens ont relevé l’importance capitale du rôle des associations dans le mouvement de renaissance de la culture catalane depuis le 19ème Siècle: les chorales populaires lancées par Josep Anselm Clavé ont remis au goût du jour la chanson en catalan; les associations de notables ont permis la création de clubs et de salles de spectacles, les plus célèbres étant le Liceu de Barcelone, temple de la bourgeoisie éclairée, ou encore le Centre excursionniste catalan, qui, tout en permettant à ses adhérents de découvrir leur pays, a su offrir un refuge à la contestation catalaniste sous le régime de Franco. Si, dans l’Espagne apaisée du début du 3ème millénaire, l’engagement associatif des citoyens marque le pas, comme dans la plupart des sociétés industrielles, on sait en revanche que les Catalans sont toujours prêts à se mettre au service de grandes causes. Ainsi les organisateurs des jeux Olympiques de Barcelone de 1992 firent-ils appel, comme c’est l’usage, au bénévolat des particuliers. L’objectif de 60 000 volontaires fut rapidement dépassé pour atteindre 100000 personnes, soit près du double du chiffre obtenu par la ville de Los Angeles en 1984. Le fait que le catalan soit la langue officielle des Jeux y a sans doute contribué. La question du statut de la Catalogne au sein du royaume espagnol reste d’une brûlante actualité. En 2012, le 11 septembre, jour de leur fête nationale, près d’1,5 million de Catalans, un habitant de la région sur quatre, défilent dans les rues de Barcelone pour réclamer l’indépendance. Du jamais vu depuis les manifestations de 1977 réclamant un régime d’autonomie pour la région. Depuis 2006, la question des relations entre Madrid et Barcelone reste en suspens. Cette année-là, un compromis est établi entre les deux parlements, celui de Madrid et celui de Barcelone, pour définir de nouvelles relations entre la Catalogne et le royaume espagnol. Ce nouveau statut prévoyant des transferts de compétence entre les deux entités est approuvé à 74 % – avec il est vrai un taux d’abstention de 51% – par référendum le 18 juin 2006. Cependant, les opposants espagnols à ce projet, principalement le Parti Populair (droite), multiplient les recours et les campagnes de sensibilisation. Pour en savoir plus, allez sur l’agence séminaire à Barcelone.

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Economie, rien ne va plus

Les élections offrent une énorme claque à la gauche. Sans doute que les français ne sont pas satisfaits du fait que le gouvernement ne fait rien pour l’emploi et pour relancer l’économie. D’après l’Insee, cela va mieux : L’indicateur du climat des affaires en France, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, gagne un point à 95, cinq points sous sa moyenne de longue période (100). L’indicateur du climat des affaires reste stable dans l’industrie, et augmente d’un point dans les services et le bâtiment. Il progresse de deux points dans le commerce de détail comme dans le commerce de gros. Néanmoins, force est de constater que dans la vraie vie, rien ne va plus. Alors que les économistes conviennent à annoncer que l’année 2014 sera dure, les sociétés et réseaux intermédiaires sondent des moyens compétents de maintenir leur hauteur de rentabilité et le cas échéant, de le consolider. Le challenge commercial est l’un de ces dispositifs. La promotion est efficiente quand plusieurs éléments synchrones sont associés : une animation, une annonciation, des buts circonstanciés facilement par les adhérents, et tirer parti de beaucoup de cadeaux. Le programme demeure bien entendu l’accroissement des revenus. Le challenge des commerciaux permet d’agrandir le CA. Les missions sont souvent indiquées en tant qu’un développement de ventes. L’excitation des forces commerciales autorise de motiver sa force de vente. Ce dernier n’est pas seulement en requête de gratification afin d’ faire un don, cependant mérite d’être motivé. La communication renseignée dans le système du challenge commercial permet de communiquer les principes de la firme. L’inspiration des forces commerciales consent d’instruire les commerciaux. Evident système d’animation pour le réseau interne, l’instruction demeure stratégique quand s’agit de d’instruire le commerciaux. la communication offre l’opportunité de disperser fondements de la société, et notamment des messages ad hoc. L’outil commercial se vit comme une organisation de ressources managériales dont la finalité demeure le surpassement des ressources humaines pour accroitre la marge. J’ai cherché pour ma société les très bonnes entreprises, et je peux vous conseiller de suivre le lien pour mettre en place votre challenge vente.

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