Monthly archives: janvier 2013

Un séminaire à Alger ? Non merci!

Un séminaire à Alger ? Non merci. C’est le cri de réponse donné par une dizaine de cadres d’une société pétrolière alors que la direction souhaitait organiser un séminaire en Algérie pour démontrer à son personnel que le pays n’était pas dangereux. Malgré la prise d’otage massive et les décès des personnels sur place, certains semblent néanmoins pris de folie pour inciter tous leur scadres de haut vol à partir en séminaire en Alger. La brochure avait l’air tentante néanmoins : Alger la Blanche, capitale de l’Algérie, répond en arabe au nom d’El-Djazaïr. Tournée vers la mer, cette métropole très active est adossée à des collines au-delà desquelles s’étend une campagne prospère. C’est une destination passionnante pour tout ce qu’elle offre à découvrir, et la principale porte d’entrée vers l’intérieur du pays. Alger abritait ceux que les Européens appelaient les pirates barbaresques surtout auXVIe siècle à l’époque du plus fameux d’entre eux, Khaïr ed-Dīn Barberousse. Elle fut aussi la perle la plus étincelante de toutes les villes coloniales françaises. Depuis l’indépendance, en 1962, elle est devenue la capitale politique, économique et culturelle d’un pays extrêmement vaste, d’une grande diversité géographique et culturelle. Plus grand port d’Afrique du Nord, Alger est aussi sa plus grande ville. Elle s’est considérablement étendue pour accueillir une population qui a doublé en vingt ans. Alger a souffert de la même façon que le reste du pays tout au long de la « décennie noire » des années 1990. Depuis, sa population connaît un sort très contrasté. Nul besoin de se promener longtemps dans le centre-ville pour voir des hommes désœuvrés aller et venir sans but précis. Toutes les capitales ont leurs chômeurs et leurs sans-abri. Toutefois, on aurait pu penser que la manne financière générée par les considérables revenus du pétrole et du gaz (qui ont permis à l’Algérie de rembourser la quasi-totalité de sa dette extérieure) aurait pu permettre de venir en aide à cette frange défavorisée de la population. L’Algérie et sa capitale sont plus riches que jamais. L’État investit massivement et, manifestement, certains en profitent : le nombre de grosses cylindrées flambant neuves qui encombrent les rues d’Alger est le signe indéniable d’un enrichissement croissant d’une partie de la population. Il n’en reste pas moins que la ville est toujours aussi dangereuse, et qu’il est aujourd’hui formellement déconseillé aux entreprises d’organiser des évènements « ludiques » sur place. A lire également sur agence séminaire.

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