Monthly archives: février 2015

Montgolfière dans le maconnais

Rien sur les coteaux du Mâconnais ne permet de penser que, sous ce paysage tout en douceur, se trouve le plus grand réseau de grottes aménagées de Bourgogne. Encore moins quand on le contemple du ciel ! Car c’est là que j’y ai fait un vol en montgolfière le mois dernier. Ce n’est pourtant pas du vol en lui-même dont je vais vous parler aujourd’hui (qui fut lui aussi extraordinaire), mais de ces grottes que j’ai visitées le lendemain, lors de ce petit séjour en Saône-et-Loire chez des amis.
Certains penseront que des grottes il y en a partout. Oui, mais voilà, l’une d’elles se nomme la grotte aux Mille Ours. Et alors ? Il y a belle lurette que les ours sont partis.
Non. Ils sont là. La plus grande concentration de squelettes d’ours des cavernes jamais observée. Sauf ici, à Azé. Fait rarissime, plusieurs de ces squelettes sont complets. Il y a aussi, fait tout aussi rarissime, un crâne intact d’un lion des cavernes, celui de l’un des dix connus en France. Leur tiennent compagnie des squelettes partiels de rhinocéros, de bisons, d’aurochs, de hyènes, de rennes, de renards. Azé est un haut lieu de la préhistoire de type « paléontologie de classe internationale », autrement dit pour les non-initiés que nous sommes, un site où subsistent des traces de vie remontant au moins à 250 000 et 100 000 ans. À Azé, certains ossements sont vieux de 300 000 ans. Précision importante, les ours des cavernes se sont éteints il y a 12 500 ans. Après cette première grotte, la promenade suit pendant 800 mètres une belle rivière souterraine avec cascade, eaux bouillonnantes, plan d’eau et faune aquatique cavernicole de rigueur. Le musée archéologique, construit sur le lieu même des fouilles effectuées au siècle dernier, expose quelque 3000 pièces. Outre des fossiles remarquables, des traces du passage d’hommes de Néandertal ont été mises au jour. On voit donc des silex, des armes, des outils, mais aussi des poteries, des monnaies, car cet endroit servit d’abri jusqu’à l’époque gallo-romaine. Une véritable promenade hors de notre époque, qui m’a permis de ressentir un frisson devant les traces de ces mondes disparus.
Si le voyage aérien vous intéresse davantage, sachez cependant que les vols en montgolfière sont terminés pour cette année (les derniers ont lieu en octobre). Mais si vous souhaitez en faire un l’année prochaine, voici une adresse qui vous sera certainement utile, suivez le lien pour en savoir sur ce vol en montgolfière.

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Le vrai problème de la Grèce

Après la victoire, dimanche 25 janvier, du parti de gauche Syriza en Grèce, le travail de fond peut commencer. Elu sur la promesse d’une hausse du pouvoir d’achat des Grecs, le gouvernement d’Alexis Tsipras doit désormais renégocier au mieux les termes du contrat qui lie la péninsule à ses partenaires européens, plus particulièrement les conditions de remboursement des prêts qu’ils lui ont accordés. Une partie de poker doit donc se dérouler entre l’administration grecque et ses créanciers – les membres de la Troïka : Banque centrale, Commission et Conseil européens et Fonds monétaire international. Et chacun doit jouer une à une les cartes qu’il a en main. De fait, ce marchandage a déjà commencé. Depuis qu’Alexis Tsipras est pressenti comme futur Premier ministre, les marchés financiers ont relevé les taux théoriques auxquels ils acceptent (ou pas) de prêter à la Grèce : ils sont passés de moins de 5% en mai à plus de 9% en novembre. En réponse à l’annonce par Alexis Tsipras d’un refus de rembourser l’intégralité du montant de la dette s’il est élu, la chancelière allemande Angela Merkel – ou son entourage – avait même laissé entendre indirectement que la Grèce sortirait de la zone euro. Nous n’allons rien dicter et ne cherchons qu’à aider la Grèce, a depuis tempéré le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble. Mais il y a des règles, des accords, des faits, des chiffres, bref une réalité dont il convient de prendre conscience. » Le scénario d’une sortie de la Grèce de l’euro est donc encore irréaliste. « Le problème est de demander un effacement d’une partie de la dette, explique un proche du dossier. Tout ce qui est dit en ce sens par les parties grecques suscite une réaction contraire, notamment en Finlande et en Allemagne. En se concentrant uniquement sur ce point, on risque de voir la discussion rompue. » En cas d’échec des négociations, la Grèce pourrait être privée des facilitées d’emprunt dont l’Etat et les banques bénéficient. Ce qui, in fine, pourrait la pousser hors de la zone euro. Mais dans ce scénario, tous les européens seraient perdants. Face à cette menace, les deux parties doivent donc manier chaque carte avec précaution. En remboursant partiellement ou plus tard sa dette, le gouvernement Tsipras pourrait faire valoir qu’il a fait plier la troïka auprès de l’opinion publique. Et ainsi susciter des espoirs dans d’autres pays d’Europe, espérer une inflexion de la politique européenne davantage tournée vers l’investissement. Il pourrait aussi peut-être bénéficier dans une plus grande mesure du plan Juncker et du déblocage des fonds structurels de l’Union européenne. La Troïka a déjà accepté deux restructurations de la dette grecque. Les banques ont renoncé à prêt de 100 milliards d’euros. Et aujourd’hui, ce sont les Etats européens, la BCE et le FMI qui détiennent les trois quarts de la dette publique du pays, pour lesquels ils ont consenti à des taux très faible et à un remboursement très étalé. Autrement dit, même si la dette grecque rapportée à son PIB est très importante, ses créances sont relativement soutenables. Difficile d’offrir des conditions beaucoup plus avantageuses, à moins d’aller piocher directement dans le portefeuille des autres européens, dont certains se sont eux aussi serrés la ceinture. Cette carte, qui consiste à ne faire aucune concession au nouveau gouvernement, risque toutefois de mener à terme vers le Grexit. C’est le sujet de négociation le plus urgent. Le gouvernement Tsipras pourrait demander d’assouplir le programme de réformes suivi par les fonctionnaires européens, afin d’épargner les publics fragiles (retraités et jeunes) et de s’attaquer à certains secteurs plus prospères. En se montrant raisonnable sur le montant de la dette, il pourrait ainsi appliquer une politique correspondant davantage aux aspirations de son électorat, mais pas forcément déconnectée des demandes de la Troïka. La Banque centrale européenne garantit les actifs que détiennent les banques grecques bien que le pays soit désigné par les agences de notation comme un investissement spéculatif. Car en échange, la Grèce applique un programme de réformes définis avec les fonctionnaires européens. La Troïka peut donc réclamer au gouvernement Tsipras qu’il poursuive les réformes. Mais attention : Si Syriza ne peut pas du tout appliquer son programme, les prochaines élections risquent de voir émerger une forme de contestation violente, dans un pays ou un parti néonazi, Aube Dorée, a tout de même recueilli plus de 6% des suffrages. Ce qui donnerait lieu à une autre partie, beaucoup plus dure à jouer pour la Troïka. La Grèce renonce à rembourser une bonne partie de sa dette et affecte le montant des créances à la revalorisation des retraites ou aux salaires des fonctionnaires. Le coût politique pour l’Union européenne serait élevé, tant d’un point de vue géostratégique (bases militaires et immigration), que d’un point de vue de la confiance dans l’intégrité de la zone euro. Mais pour la Grèce aussi. Cette carte de dissuasion n’est donc à utiliser qu’en dernier ressort par Athènes, un peu comme l’arme nucléaire. D’autant que la troïka aussi en a une.

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Poisson gras ?

Élise Lucet recevait le docteur Dominique Dupagne pour parler des effets du poisson gras sur la santé. Le saumon est le poisson le plus consommé en France. Il fait partie de ce que l’on appelle les poissons gras. Ces poissons sont-ils vraiment bons pour la santé ? « Si on fait la synthèse de toutes les études disponibles, il n’y a pas d’évidences majeures pour une protection du coeur ou des artères par la consommation de poissons gras ou d’huile de poisson », rapporte le docteur Dominique Dupagne. « On se tourne toujours vers les médecins pour savoir ce qu’il faut manger, mais on n’a pas réponse à tout. Je viens de vous montrer que l’on avait assez peu de preuves du caractère bénéfique du poisson, donc la réponse est toujours la même : mangez ce qui vous fait envie, en variant les menus et sans excès bien sûr. C’est le seul message scientifique que l’on peut sortir de tout ça », conclut le docteur Dominique Depagne, sur le plateau de France 2.

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