Monthly archives: mai 2017

J’ai survolé Avignon…

On a parfois tellement le nez sur une chose qu’on finit par ne plus la voir. Regardez le monde. On le parcourt chaque jour, et ce n’est en fait qu’un décor sans grand intérêt. Mais je crois que quelquefois se souvenir. Ce que j’ai fait le week-end dernier, grâce à un baptême de l’air en hélico à Avignon. Dans le pas Keating, je me suis élevé pour contempler notre belle planète sous un autre angle. Et là-haut, j’ai pu voir de beaux paysages extraordinaires. Mais le vol s’est révélé être beaucoup plus que cela. Son plus grand intérêt était d’après moi dans le changement de perspective, physique mais aussi intellectuel. Dans la vie de tous les jours, on peut avoir l’impression que l’humanité représente tout, et que nous sommes très important. Cependant, il suffit de contempler le monde d’en haut pour prendre beaucoup de recul. Un vol à bord d’un hélicoptère n’a pas grand-chose à voir avec un vol en avion. Les sensations qu’offrent ces deux types de vol sont très différentes. L’hélico n’a pas besoin de piste : le décollage est donc quasiment indiscernable. Mais une fois dans les airs, les sensations sont plus vigoureuses que dans un avion : comme il pique du nez pour aller de l’avant, et l’on ressent de manière physique chaque mouvement de l’appareil. Pour autant, rien de douloureux ni de particulièrement effrayant : c’est seulement insolite.
A quelques centaines de mètres d’altitude, la ville n’est qu’une simple tache sur le tissu de la terre. J’ai réalisé que toutes ces choses qui agrémentent notre quotidien n’est en définitive qu’un grain de poussière dans l’immensité du monde. Et que nous ne sommes nous-mêmes que des grains de poussière, vivant le temps d’une nano-seconde au regard de l’univers. C’est quelque chose que je savais déjà, évidemment, mais on peut difficilement comparer le fait de le comprendre et le fait de l’éprouver sont deux choses très distinctes. La science a démontré depuis longtemps que l’être humain n’est pas au centre de l’univers. Mais au quotidien, nous avons le sentiment d’être le centre de tout. C’est une incroyable expérience que de quitter son nombril des yeux et de prendre conscience de la grandeur du monde. Si vous en avez un jour la possibilité, je vous conseille vivement de faire ce baptême de l’air en hélicoptère. Je vous mets le lien mon baptême, pour ceux qui veulent s’envoyer en l’air, je mets en lien mon baptême. A lire sur le site internet de ce de baptême en hélicoptère à Avignon.

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Mourrir de rire?

Alors que le monde entier fête le rire ce dimanche 7 mai, beaucoup ignorent que derrière l’expression « mourir de rire » se cache une réalité moins drôle. Bien sûr, le rire est bon pour la santé, excellent pour les voies respiratoires, pour la digestion, pour l’humeur ou encore contre la douleur mais le rire a aussi son côté obscur. Que risque-t-on à trop rire? Le rire « n’est pas seulement bon pour la santé » mettent en garde des chercheurs anglais qui ont signé une étude sur le sujet en décembre 2013. Cette étude parue dans le British Medical Journal (BMJ) cite par exemple le cas d’une femme atteinte d’une malformation cardiaque et qui est morte après trois minutes de rire ininterrompu. Des personnes ont aussi avalé des objets lorsqu’ils voulaient reprendre leur souffle, d’autres se sont disloqués la mâchoire. Le rire peut être aussi un vecteur de transmission de maladie infectieuse selon ces chercheurs du City Hospital Birmingham. Si les chercheurs anglais se sont cantonnés aux dangers banals du rire, un neurologue français, Patrick Verstichel a vu passer un cas digne d’un épisode de la série Docteur House. « Je me souviendrai toujours d’un de mes patients que tout faisait rire » explique-t-il dans la revue Cerveau & Psycho en 2008. Ce patient qui ne semblait pas être en mauvaise santé ne pouvait s’empêcher d’être hilare en permanence. En cause, une lésion cérébrale. « Qu’on lui demande son lieu de naissance, il est pris d’un fou rire, les larmes lui montent aux yeux, il étouffe pratiquement sous les hoquets, incapable bien sûr de répondre », raconte encore le neurologue. Après un scanner, le spécialiste va découvrir une lésion localisée dans le lobe frontal droit du cerveau de ce patient, doublé d’un œdème qui comprime son cerveau. Cette lésion s’était formée à cause d’une dent infectée non soignée. Les bactéries se sont progressivement propagées au cerveau et ont proliféré. Résultat, crise de rire. Après l’opération, en revanche, le patient n’avait plus le cœur à rire, un mal profond le rongeait, la dépression.

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