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La conquête de l’espace

Cet été fut merveilleux, nous plongeant tous dans l’univers rouge de la planète Mars. La conquête de l’espace se poursuit, avec les sonde Voyager 1 et 2, mais aussi avec la sonde Dawn qui poursuit son étude des asteroides. Les évènements spatiaux font preuve des avancées raisonnables des pays en matières d’exploration et de conquête spatiale. Mais faut il encore poursuivre cette conquête spatiale, qui coûte si chère ? Le journal Ouest France pose la question, et argumente la réponse par la voie d’une spécialiste du CNRS. « Dans la conquête de l’espace, il y a deux choses distinctes : la conquête pour la Terre avec l’installation de satellites, et la conquête exploratrice tournée vers le reste de l’univers », distingue Isabelle Sourbès-Verger, spécialiste en géopolitique spatiale au CNRS. La première se justifie facilement : sans satellite, adieu à la météo, à la télévision en haute définition, au système GPS, à l’Internet mobile et aux télécoms. Quotidiennement, la plupart des Terriens ont recours à ces technologies, sans même s’en apercevoir. L’Agence spatiale européenne, fondée en 1975, est en train de mettre en place Galileo, le système de géolocalisation par satellite européen. Utilisé notamment dans la stratégie militaire, ce dispositif permettrait à l’Europe de ne plus dépendre des États-Unis et de la Russie. La Chine aussi cherche à venir à bout de cette tutelle. Si l’Empire du milieu a des décennies de retard en matière de conquête spatiale, son enthousiasme récent n’est pas dépourvu d’intérêts : « L’envoi de satellites coûte moins cher et demande moins d’entretien que l’installation d’infrastructures terrestres, comme pour les télécoms par exemple », explique Isabelle Sourbès-Verger. Le prochain homme à poser le pied sur la Lune pourrait bien être chinois. Prestigieuse, cette mission suggère que la Chine, tout comme les États-Unis et la Russie, voit la Lune comme un possible moteur énergétique. On y trouve de l’Hélium 3 en grande quantité, un élément recherché pour ses applications en fusion nucléaire. Cet argument est souvent avancé pour justifier la conquête spatiale. Isabelle Sourbès-Verger le balaie de la main : « En l’état actuel, son extraction est infaisable. Sans parler du fait que la Lune n’est à personne. » Jusqu’au début des années 1990, Washington et Moscou se sont livrés une guerre sans merci, pour s’affranchir de la « nouvelle frontière » et devenir une superpuissance. Barack Obama, en octobre 2010, a mis à la retraite la navette Atlantis et rangé au placard le programme lunaire Constellation. L’envoi de Curiosity, sur Mars, est un moyen de crédibiliser le leadership américain. La question de souveraineté nationale et internationale existe toujours selon Isabelle Sourbès-Verger : « Pour les pays émergents, comme la Chine, la conquête spatiale compte pour l’opinion publique. Il s’agit de faire en sorte d’être reconnu, au niveau international, comme étant une nation technologiquement développée. » Ces innovations robotiques peuvent être exploitées dans de nombreux domaines, comme la médecine. Par exemple, une pompe à insuline a été élaborée grâce à un procédé développé initialement pour les satellites européens. Ainsi on peut se rendre compte que la conquête de l’espace n’est pas anodine, et qu’à l’image des continents et des océans, la territorialité primaire reste l’argument premier qui pousse les hommes. Le voyage dans l’espace pour les hommes n’est pas pour tout de suite, mais les pays marquent déjà leurs territoires.

Neil Armstrong on the Moon from Spacecraft Films on Vimeo.

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